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14:12 11 février 2021 | mise à jour le: 11 février 2021 à 14:12 temps de lecture: 3 minutes

Variants: «les prochaines semaines pourraient faire mal»

Variants: «les prochaines semaines pourraient faire mal»
Photo: /Photo Josie Desmarais - Métro Média

Alors que les variants du coronavirus se multiplient, François Legault convient que «les prochaines semaines pourraient faire mal».

«On peut s’attendre à encaisser dans les prochaines semaines», a convenu jeudi le premier ministre, qui tenait une mêlée de presse à Québec. Son gouvernement augmentera donc les mesures de «criblage» des variants à Montréal.

Mercredi, la directrice régionale de santé publique de Montréal, Mylène Drouin, confirmait la présence de 44 cas potentiels des variants dans la métropole. C’est aussi là, à Montréal, que la plupart des variants confirmés circulent.

«On est dans un palier rouge très franc et surtout en alerte dans l’introduction possible de variants», soulignait Dre Drouin, mercredi. Une affirmation à laquelle François Legault adhère.

«Il y a un risque pour le mois de mars», a-t-il réitéré.

Somme toute, la quantité de variants confirmés reste basse au Québec. La Santé publique rapporte onze cas de variants, alors que d’autres provinces canadiennes en rapportent au-delà de 100. Mais le portrait est faussé, croient les groupes d’oppositions provinciaux.

Jeudi, le porte-parole en matière de santé du Parti Québécois, Joël Arseneau sonnait l’alarme.

«J’ai bien peur que quand on va aller voir l’ampleur de la transmission du nouveau variant à Montréal, bien, la courbe va avoir déjà commencé à augmenter. C’est ça qui nous pend au bout du nez», a averti l’élu péquiste.

Des solutions?

Pour la cheffe de l’opposition officielle, Dominique Anglade, l’unique solution réside dans une «véritable chasse aux variants». Le séquençage et le criblage des tests positifs doivent augmenter au plus vite, soutient-elle.

«L’incapacité du gouvernement à anticiper fait en sorte qu’aujourd’hui, on est encore trois coups en retard», a-t-elle signifié à Québec, jeudi.

Le premier ministre de répondre que l’opération de séquençage est déjà en branle. Le pourcentage de tests séquencés aurait d’ailleurs augmenté à 8,5%. Fin-janvier, c’était 3%, selon le Laboratoire de santé publique du Québec.

«On ne prend pas ça à la légère et on n’est pas satisfait [du 8,5%]. On veut doubler ça», a affirmé le premier ministre.

Le «séquençage génomique» consiste à analyser les composants d’un échantillon pour déterminer si le virus détecté présente des différences importantes avec celui d’origine. La Santé publique peut ainsi mettre le doigt sur les échantillons positifs infectés aux variants.

En début de semaine, le directeur national de santé publique, Horacio Arruda, affirmait qu’il souhaitait aussi améliorer la stratégie de criblage au Québec. Cette stratégie de détection des variants se fait en théorie plus rapidement que le séquençage.

Jeudi, le ministre de la Santé, Christian Dubé, a précisé la stratégie de recherche des variants dans la métropole québécoise. À partir de la semaine prochaine, tous les tests positifs à Montréal pourront être criblés, a-t-il annoncé.

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