Économie
07:26 5 novembre 2020 | mise à jour le: 11 novembre 2020 à 08:58 temps de lecture: 2 minutes

Le marché des bureaux et commerces affecté par la Covid-19

Le marché des bureaux et commerces affecté par la Covid-19
Photo: tableau gracieusetéSituation dans les principaux centres urbains.

INVESTISSEMENT. En plein essor en raison de la vigueur de l’économie du Québec, le marché immobilier non résidentiel a vu la tendance renversée par la pandémie. Avec le confinement, les centres commerciaux ont été rapidement affectés, tandis que les immeubles à bureaux ont ressenti les répercussions du télétravail à large échelle. Selon une analyse de Desjardins, les régions de Québec et Montréal continuent néanmoins de se comparer aux autres agglomérations canadiennes.

«À Québec, note-t-on, le taux de disponibilité des édifices de bureaux affichait 8,3% au 3e trimestre 2020, soit l’un des plus faibles au pays. Contrairement au marché de Montréal, dont la moitié de l’inventaire se trouve au centre-ville, celui de Québec s’étale dans différents pôles. Par conséquent, il s’avère moins vulnérable à un déplacement massif de clientèle d’une zone en particulier. Aussi, le gouvernement provincial occupe environ 25% des espaces de la Capitale, surtout sur la colline parlementaire.»

Repositionnement

Il ressort que la performance économique des dernières années a atténué les effets de la pandémie dans tous les segments non résidentiels. Certains s’en sortent mieux que d’autres et les investisseurs se repositionnent en conséquence. Un constat partagé par PwC Canada et l’Institut ULI, qui observent que l’effet de la Covid-19 sur le commerce de détail et les immeubles à bureaux font réagir les promoteurs. Ces derniers seront tentés en 2021 de se tourner vers les projets d’entrepôts et centres de traitement de commandes, ainsi que les logements collectifs et les locaux pour la pratique médicale.

«Dans la prochaine année, il sera surtout question de saisir les occasions qui permettent de rester résilient face à l’incertitude, tout en redéfinissant les stratégies en prévision des perturbations du marché. Pour la première fois depuis quelques années, les acteurs dans ce marché expriment des opinions divergentes sur des questions telles que l’avenir des immeubles de bureaux et les tendances d’urbanisation et de périurbanisation», allègue Frank Magliocco, leader national du groupe Immobilier de PwC Canada.

Québec Hebdo

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