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14:07 23 octobre 2020 | mise à jour le: 23 octobre 2020 à 17:37 temps de lecture: 4 minutes

«L’heure est grave» dans la grande région de Québec

«L’heure est grave» dans la grande région de Québec
Photo: /Photo gracieuseté - Pat Lachance

PANDÉMIE. Les élus de la région ont alerté la population sur une situation jugée alarmante dans la grande région de Québec. Faisant appel à la collaboration de tout le monde pour éviter d’avoir des suspensions de traitements et des arrêts de soins dans le réseau de la santé, Geneviève Guilbault, ministre responsable de la Capitale-Nationale, Régis Labeaume, maire de Québec et Gilles Lehouillier, maire de Lévis ont tous fait part de leur inquiétude et ont interpellé les citoyens sur leur responsabilité et les efforts supplémentaires à faire.

«L’heure est grave. On observe un relâchement dans les mesures de Santé publique. On a une problématique majeure dans nos deux régions. […] La raison pour laquelle on doit s’astreindre aux mesures, c’est pour protéger des vies, protéger les personnes les plus vulnérables et soutenir notre personnel qui travaille vaillamment dans le réseau de la santé.

Si on ne se ressaisit pas rapidement, on s’expose à la possibilité que des citoyens ne puissent plus recevoir de soins dans certaines circonstances. C’est le mur qui nous guette», a déclaré d’emblée Geneviève Guilbault.

Rappelant le délestage de certains hôpitaux et les éclosions dans de nombreux milieux variés, et même si la vice première ministre Geneviève Guilbault, a rappelé qu’on pouvait encore renverser la tendance, elle a averti que «tant et aussi longtemps le nombre de cas est aussi élevé, on est à risque de rupture de soins».

Les maires inquiets

À l’instar de Geneviève Guilbault, Régis Labeaume dit comprendre la «lassitude et le désarroi» de la population, mais enjoint également les citoyens à suivre les recommandations davantage. «On est à un point de bascule. Un point de bascule c’est dangereux.  […] Ce qu’on demande à la population c’est qu’il faut être vigilant, plus que jamais. Je sais que les gens n’ont plus de ressources psychologiques, mais il faut persister. On ne lâche pas, il ne faut pas lâcher», a fait valoir le maire de Québec.

Appelant à la responsabilité de tous et chacun, le maire Gilles Lehouillier s’est adressé directement à «ceux et celles qui pourraient douter de ces directives, mais nous avons le droit et le devoir de respecter la volonté de l’ensemble de la collectivité par les autorités. Chaque action et chaque geste compte. Respectons les consignes si on veut voir la lumière au bout du tunnel», a insisté M. Lehouillier.

Presque une prière

«Du fond du cœur, comme ministre, comme résidente de la Capitale-Nationale, je vous demande s’il vous plaît de redoubler d’efforts, dans la limitation de vos contacts, de limiter sorties et activités extérieures, d’augmenter le télétravail. Il faut casser la vague pour sauver notre population et protéger notre système de santé», a demandé Geneviève Guilbault.

«Je me mets à la place de quelqu’un qui a un cancer et à qui on dit qu’on n’aura peut-être pas de place pour lui. Ça c’est angoissant», a illustré Régis Labeaume.

Pourquoi pas d’autres mesures?

Interpellée sur son ton alarmiste sans annoncer de mesures supplémentaires, Mme Guilbault a expliqué qu’au jour d’aujourd’hui, elle se crée une opportunité, pour que les gens se ressaisissent, et qu’en tant que telles, les mesures en place devraient être suffisantes. «C’est un wake-up call, pardonnez-moi l’expression, que je fais aujourd’hui à la population», a-t-elle lancé.

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