Quebec Hebdo
16:08 16 octobre 2020 | mise à jour le: 16 octobre 2020 à 16:08 temps de lecture: 2 minutes

Le maire Labeaume précise sa pensée sur le racisme

Le maire Labeaume précise sa pensée sur le racisme
Photo: Métro Média - ArchivesSociologue de formation, le maire de Québec, Régis Labeaume, s’intéresse depuis longtemps à la problématique du racisme.

POINT DE VUE. Ayant fait les manchettes récemment pour avoir admis l’existence du racisme systémique, Régis Labeaume a clarifié sa position devant les médias. Il a tenu à le faire à la suite de sa rencontre avec le grand chef des Premières nations du Québec, Ghislain Picard, et des drames survenus à Wendake et Joliette.

Le maire de Québec parle en tant que sociologue de formation. Il se sent interpellé par les impacts insidieux du racisme et de l’intolérance, particulièrement depuis la fusillade à la grande mosquée de Québec. Pour lui, le phénomène du racisme systémique n’a rien d’institutionnel, mais prévaut dans le tissu social. Il le définit ainsi dans ses propos émis à l’émission de radio matinale Première Heure de la SRC:

«Je l’ai dit, note-t-il, c’est présent de façon inconsciente et non raisonnée pour 99% des cas. Ça existe, mais je ne parle pas de système. En tant que sociologue, je vois ça comme un réflexe qui se manifeste dans le tissu social. Ce ne sont donc pas les institutions qui sont racistes. Ici au Québec et au Canada, il n’y a pas de système raciste.»

«Ce qui est systémique quant à moi, précise M. Labeaume, c’est quand ça perdure, persiste et se reproduit. La question du systémique à mes yeux ne réfère pas aux institutions. Ça réfère à la reproduction des comportements sociaux. C’est ça ma compréhension de cette réalité.»

Mieux vivre ensemble

En lien avec les préoccupations du maire, une personne vient d’être embauchée à la Ville de Québec pour élaborer une politique du «vivre ensemble». Elle aura pour mandat d’établir des ponts entre les différentes communautés, pour renforcer le tissu social.

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Commentaires 1

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  • Hugues Déry

    Pour se comprendre, appelons un chat un chat.
    Tel que mentionné dans son « MÉMOIRE À L’OFFICE DE CONSULTATION PUBLIQUE DE MONTRÉAL DANS LE CADRE DE LA CONSULTATION PUBLIQUE SUR LE RACISME ET LA DISCRIMINATION SYSTÉMIQUES », la « Commission des droits de la personne et de la jeunesse » (CDPDJ) aux pages 5 à 7.
    (https://www.cdpdj.qc.ca/storage/app/media/publications/memoire_OCPM_racisme-systemique.pdf)
    La discrimination peut être directe, indirecte ou systémique. Selon la charte, la discrimination systémique englobe les deux premiers types de discrimination ce qui amplifient les effets négatifs.
    On peut en conclure que pour être fonctionnel, la discrimination systémique doit être encadré par une structure directrice. Cette structure peut se situer à différent niveau social ou politique. Pour être généralisée dans un pays, une province, une ville ou une organisation, la structure de discrimination doit être acceptée par la direction.
    Dans cette structure, si on retrouve des individus, des dirigeants, des processus, des politiques et un cadre administratif, on parle alors d’un système et on parle de discrimination systémique et si celle-ci ne contient pas tous les éléments du système, on parle alors de discrimination directe ou indirecte.
    Si la discrimination est faite envers une personne ou un groupe racisé on parle alors de racisme qui sera directe, indirecte ou systémique selon l’ampleur mais tout aussi défendu par la charte.
    https://www.facebook.com/hugues.dery.3