Politique
20:08 29 septembre 2020 | mise à jour le: 2 octobre 2020 à 09:56 temps de lecture: 2 minutes

«Des insultes, on en a à longueur d’année»- Régis Labeaume

«Des insultes, on en a à longueur d’année»- Régis Labeaume
Photo: (Capture d'écran - vidéo page Facebook Régis Labeaume)

RÉACTION. Questionné en marge d’une conférence de presse sur les menaces de morts dont il dit avoir été victime, Régis Labeaume en a profité pour expliquer le choix de l’administration municipale de retirer les placements publicitaires à l’endroit de la radio CHOI Radio X et a précisé qu’il n’avait pas particulièrement peur pour sa sécurité, n’étant pas d’un naturel «peureux».

Le maire de Québec, Régis Labeaume, a déposé lundi après-midi auprès du Service de police de la Ville de Québec (SPVQ) une plainte pour menaces à son endroit. Celles-ci ont été formulées lundi matin sur sa page Facebook à la suite de l’annonce du retrait des placements publicitaires de la Ville à l’endroit de la radio CHOI Radio X.

«Des insultes d’auditeurs de CHOI, on en a à longueur d’années, comme personnalité publique. Des fois, il y en a des plus lourdes. Les insultes, on est habitué. Les menaces, ça c’est moins drôle», se désole le maire.

Des décisions d’affaires qui nuisent à la cohésion sociale, selon le maire

Régis Labeaume rappelle que CHOI est une entreprise privée qui a beaucoup d’influence, avec des propriétaires qui ont décidé que le produit qu’ils commercialisent pouvait banaliser le virus et la pandémie. «On a conclu que c’était dangereux pour la population. On a décidé qu’on n’avait pas à participer financièrement à ça», justifie le patron de la Ville.

«Le message que véhiculait ce média percolait dans la population. Ça devenait un danger pour la santé publique. Ils ont banalisé la pandémie, le virus…  Ces hommes d’affaires prennent des décisions d’affaires qui nuisent à d’autres hommes d’affaires, ajoute le maire en faisant référence aux commerces qui devront fermer leurs portes dès mercredi soir. Nous à la Ville, on a un travail de cohésion sociale».

Plus confiance

«On ne sera plus là. On ne mettra plus d’argent dans cette organisation. On sait jusqu’où ils peuvent aller pour faire de l’argent. On n’a plus confiance. Notre décision est définitive», a conclu le maire.

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