Économie
08:26 17 août 2020 | mise à jour le: 17 août 2020 à 11:00 temps de lecture: 3 minutes

Solide redressement du marché immobilier canadien en juillet

Solide redressement du marché immobilier canadien en juillet
Photo: (Tableau gracieuseté - ACI)Fluctuation du marché immobilier canadien au fil des ans.

STATISTIQUES. Les données compilées en juillet par l’Association canadienne de l’immeuble (ACI) démontrent que les reventes résidentielles et les nouvelles inscriptions ont continué de se redresser à l’échelle nationale. Il y a eu plus de nouvelles inscriptions qu’en juillet de toute autre année, tandis que les transactions ont atteint un niveau historique, tous mois confondus.

En juillet dernier, les reventes résidentielles enregistrées sur les systèmes MLS canadiens ont rebondi de 26%. Il s’agit de la plus importante hausse mensuelle enregistrée de l’histoire. Pour un troisième mois consécutif, les transactions étaient à la hausse d’un mois à l’autre à l’échelle du pays.

«La vie normale reprend son cours petit à petit. D’un bout à l’autre du pays, les courtiers et agents immobiliers et leurs clients veulent rattraper le temps perdu. Le résultat donne un été des plus occupés. Avec le déconfinement, un nombre record de propriétaires-vendeurs et d’acheteurs ont envahi le marché», confirme Costa Poulopoulos, président de l’ACI.

Durant le 7e mois de 2020, 62 355 transactions ont été enregistrées. En plus de 40 ans, jamais un nombre de ventes aussi élevé n’a été enregistré en un mois.

«C’est fou, le revirement de situation qui s’est produit en trois mois. Les résultats d’avril ont établi des records tellement ils étaient faibles. Mais en juillet, c’est le contraire qui s’est produit. En grande partie, ce qu’on voit en ce moment, c’est la reprise des activités qu’on aurait normalement vue plus tôt cette année. Rappelons-nous qu’avant le confinement, nous nous préparions pour le marché printanier le plus serré depuis près de 20 ans», explique Shaun Cathcart, économiste principal de l’ACI.

Impacts et prix

Parmi les impacts constatés, à certains endroits, le nombre de propriétés à vendre n’a jamais été aussi bas en 16 ans. Certains achats seront sûrement retardés. Or, certains éléments du quotidien, comme l’importance d’un chez-soi, la possibilité de faire du télétravail et le besoin d’avoir un espace bureau à la maison, n’ont jamais été aussi forts. Cela crée une effervescence directement attribuable à la Covid-19.

Le prix moyen réel (non désaisonnalisé) des propriétés vendues au pays en juillet 2020 se situait à 571 500$, un prix record qui représente une hausse de 14,3% comparativement au même mois l’année dernière. Le prix moyen national est fortement influencé par les ventes dans le Grand Vancouver et le Grand Toronto, deux des marchés les plus actifs et les plus chers au Canada. Si l’on exclut ces deux marchés du calcul, le prix moyen national baisse d’environ 117 000$.

Québec Hebdo

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