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08:14 5 août 2020 | mise à jour le: 5 août 2020 à 12:08 temps de lecture: 2 minutes

La place accrue de l’auto dénoncée en bordure du tramway

La place accrue de l’auto dénoncée en bordure du tramway
De l’avis du Conseil régional de l'environnement de la Capitale, le maintien des voies routières à 3 mètres, plutôt que de les élargir à 4 mètres, permettrait de réduire les coûts liés aux expropriations et à la coupe d’arbres sur le boulevard René-Lévesque. (Esquisse gracieuseté – Ville de Québec)

TRANSPORT. Dans son mémoire sur le projet de tramway, le Conseil régional de l’environnement de la Capitale déplore la place trop importante accordée aux automobiles dans les aménagements prévus. C’est la préoccupation qu’a transmise le directeur général de l’organisme, Alexandre Turgeon, lors de son passage mardi devant la commission d’enquête du Bureau d’audiences publiques en environnement (BAPE).

Bien qu’il appuie le projet, ce dernier dénonce l’augmentation de la capacité routière à même le budget du tramway. Il critique l’insertion de l’emprise du tracé dans la trame urbaine. Il considère comme contreproductive la volonté d’accroître la place des véhicules, alors que l’objectif est de fluidifier et rentabiliser la colonne vertébrale du transport en commun à Québec.

Le Conseil régional de l’environnement note dans son document que les voies de circulation actuelles sur le boulevard René-Lévesque ont une largeur de 3 mètres. Or, les plans du tramway projettent de les élargir à 4 mètres. «Le simple fait de respecter l’emprise automobile actuelle permettrait de réduire les coûts et de favoriser l’appui populaire en évitant certaines expropriations et plusieurs coupes d’arbres», souligne M. Turgeon.

Accessibilité des aînés

Pour sa part, la Table de concertation des personnes aînées de la Capitale a tenu à faire entendre la voix des aînés devant le BAPE. Le regroupement s’inquiète notamment pour la future desserte du Nouveau complexe Hospitalier (NCH), sur le site de l’Hôpital de l’Enfant-Jésus. Une autre préoccupation porte sur l’accessibilité de la population de tous les arrondissements à un transport collectif efficace.

«Nous sommes à la croisée des chemins qui permettra à la Ville de Québec d’être à l’avant-garde dans une perspective de mobilité durable pour toutes les générations», affirme Judith Gagnon, présidente de la Table de concertation. C’est dans cette optique que l’organisme recommande de «modifier le tracé du tramway, pour avoir des arrêts à proximité du NCH». Il souhaite aussi «une bonification du service d’autobus régulier dans les quartiers, afin de rejoindre la colonne structurante du réseau».

Québec Hebdo

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