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10:43 8 juillet 2020 | mise à jour le: 8 juillet 2020 à 10:43 temps de lecture: 3 minutes

Sous les pavés: un projet en aide à l’environnement à Québec

Sous les pavés: un projet en aide à l’environnement à Québec
À l’heure actuelle, 1985 m2 d’asphalte ont été retirés dans la province de Québec et 1153 personnes ont participé volontairement au projet. (Photo gracieuseté – Éric Boizette)

IMPLICATION. Initié à Montréal, le projet Sous les pavés s’installe à Québec prochainement pour dépaver deux espaces d’asphalte, dont un terrain dans le quartier Saint-Roch et un stationnement dans le quartier Saint-Sauveur. L’objectif de ce projet citoyen est de contrer la minéralisation des eaux.

Considérant que les surfaces d’asphalte et de béton peuvent avoir des impacts négatifs sur l’environnement et l’économie des villes, le Centre d’écologie urbaine de Montréal (CEUM) et la Ville de Québec ont annoncé récemment l’ajout de deux sites à leur projet Sous les pavés pour un total de 12 sites déminéralisés à travers la province.

Comme l’indique leur site internet, Sous les pavés vise à sensibiliser les décideurs locaux et les propriétaires aux défis de la gestion des eaux pluviales posés par les surfaces imperméables, par exemple les stationnements, les surfaces bétonnées, etc. Le but est aussi de favoriser la réappropriation des espaces publics avec l’ajout de végétaux.

«C’est à la fois un projet d’adaptation aux changements climatiques, de gestion durable des eaux de pluie, de verdissement et de lutte aux îlots de chaleur. Mais surtout, il appuie concrètement les citoyens à transformer leur milieu de vie et rend les communautés plus résilientes», explique Véronique Fournier, directrice générale du CEUM.

Les citoyens peuvent participer sur une base volontaire. Un formulaire est disponible en ligne pour les citoyens, organismes, municipalités, entreprises ou propriétaires qui souhaitent s’impliquer au projet.

Effets de la déminéralisation

La minéralisation peut interrompre le cycle naturel de l’eau. Le tout augmente les coûts de traitements des eaux et l’entretien des infrastructures municipales.

Selon l’équipe du projet, la déminéralisation va permettre à la Ville de Québec de mener une étude d’opportunité pour encadrer la mise sur pied d’un programme adapté à la situation actuelle du territoire. Suzanne Verrault, membre du comité exécutif responsable du développement durable, explique que la Ville de Québec s’est engagée à favoriser l’effort collectif dans le verdissement de son territoire.

«L’impact positif du couvert végétal sur la santé de la population et de la ville est prouvé. Je suis fière de voir que les citoyens ont répondu positivement à l’appel du CEUM. Ce projet nous permettra de poursuivre notre objectif d’augmenter l’indice de canopée à 35% d’ici 2025», explique-t-elle. Cet indice a comme objectif d’évaluer l’ampleur de la forêt urbaine et de son développement.

Aucune date n’est présentement ciblée pour le début des activités de dépavage et de la plantation de végétaux, mais l’organisme vise la mi-septembre pour les deux sites.

 

Voici les deux espaces visés :

Aperçu de l’image
Un des terrains de l’Office Municipal d’habitation de Québec dans le quartier Saint-Roch. (Capture d’écran Google)
Aperçu de l’image
Le stationnement de l’entreprise deRoo dans le quartier Saint-Sauveur. (Capture d’écran Google)

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