Quebec Hebdo
09:23 7 juillet 2020 | mise à jour le: 7 juillet 2020 à 10:27 temps de lecture: 4 minutes

Les Québécois toujours prêts à aider les organismes d’ici

Les Québécois toujours prêts à aider les organismes d’ici
«On veut continuer à répondre aux besoins, que ce soit pour répondre aux organismes ou que ce soit pour le besoin des gens qui veulent faire du bénévolat», exprime Catherine Montour du Centre d’action bénévole de Québec. (Photo gracieuseté – Centre d’action bénévole)

BÉNÉVOLAT. Le retour au travail n’a pas freiné les Québécois de se porter volontaires pour aider les organismes de Québec. Le Centre d’action bénévole de Québec perçoit que les Québécois continuent à s’investir dans la communauté malgré le début du déconfinement. Le CIUSSS de la Capitale-Nationale se prépare quant à lui à l’ouverture de ses organismes bénévoles.

Le Centre d’action bénévole de Québec s’est lié aux deux autres centres de la Ville de Québec, dont celui de Beauport et celui de Charlesbourg, pour travailler aux demandes de bénévoles depuis le début de la crise sanitaire. Les trois centres ont reçu un peu plus de 4 000 noms de Québécois prêts à aider la communauté.

L’organisme, qui fonctionne par infolettre, s’attendait à une baisse de volontaires en raison du retour au travail et avec le début de la saison estivale. Malgré quelques désabonnements, encore plus de 3000 personnes suivent régulièrement les offres de bénévolats par courriel. «Je vous dirais qu’encore aujourd’hui quand on reçoit des demandes, à chaque offre de bénévolats, on reçoit environ entre 80 et 200 noms de candidats. Ce qui est beaucoup. Les gens sont encore là», explique Catherine Montour, directrice générale du Centre d’action bénévole de Québec. Cette dernière constate d’ailleurs une recrudescence de demandes depuis deux semaines avec les réouvertures.

Mme Montour pense que l’appel à l’entraide durant la pandémie a semé l’intérêt à aider son prochain. Elle discerne un besoin de s’investir et de s’impliquer dans le bénévolat. «C’est comme si même aujourd’hui je travaille, si je vois une offre passer et je me dis, à ça oui je peux aider, je suis capable, j’ai le temps, alors j’applique quand même. C’est la bonne nouvelle! Ça a suscité l’entraide et l’envie de continuer de poursuivre la démarche», ajoute-t-elle.

Réorganisation des centres

Le CIUSSS de la Capitale-Nationale a dû diminuer grandement ses offres de bénévolat pour s’assurer de la sécurité des usagers et des bénévoles durant la pandémie. Ils évaluent actuellement les futurs besoins dans le contexte actuel. «En ce moment, ça se passe bien. On est en train de réorganiser les activités bénévoles au CIUSSS. Quand l’état d’urgence a été déclaré, on a dû mettre beaucoup d’actions bénévoles sur pause étant donné la situation qui était difficile», exprime Valérie Beaudoin, Agente de planification, programmation et recherche au Service du bénévolat du CIUSSS.

Les Centres d’actions bénévoles se sont adaptés à la situation de pandémie et certains changements sont là pour rester. «Lorsqu’on discute avec les organismes de la Ville, ils nous disent qu’ils ont commencé à travailler en télétravail et qu’ils font les choses différemment, ils trouvent des solutions et ils vont continuer comme ça. Le contact humain demeure important, mais il y a peut-être certaines choses qui vont rester», explique Catherine Montour. Par exemple, ils vont favoriser les rencontres avec les bénévoles à distance.

Besoins toujours présents

Mme Montour remercie les bénévoles pour leurs actions et rappelle qu’il est important de continuer leur implication puisque les besoins ne sont pas finis et continueront au cours de l’année. «Actuellement, on a des demandes de bénévoles, des gens reviennent, ils veulent recruter de nouveaux membres et ils veulent des nouvelles personnes pour continuer leur activité», explique-t-elle.

Le CIUSSS de la Capitale-Nationale souhaite recevoir les noms des personnes intéressés pour répondre aux futurs besoins de la Capitale-Nationale. «Si vous avez de l’intérêt à devenir bénévole, il ne faut pas hésiter à donner son nom. C’est certain qu’il va y avoir des besoins», explique Mme Beaudoin.

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