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19:40 6 juillet 2020 | mise à jour le: 7 juillet 2020 à 09:37 temps de lecture: 5 minutes

Début des audiences du BAPE sur le tramway à Québec

Début des audiences du BAPE sur le tramway à Québec
Les études d’achalandage, le rapport du BAPE et les plans du troisième lien sont attendus par le provincial avant de donner l’aval au projet de tramway à Québec. (Illustration Métro Média – Archives)

CONSULTATION. La première étape de l’analyse du projet de tramway dans la capitale prend forme au Centre des congrès de Québec. Tout au long de la semaine, le Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE) sera en mode écoute, au cours de cette phase initiale de présentation.

Entourée des commissaires Antoine Morrissette et Pierre Renaud, la présidente du BAPE sur le tramway de Québec, Corinne Gendron, a rappelé que la première étape des consultations en était une d’information. (Capture-écran – BAPE)

En effet, la démarche doit se dérouler en deux parties. La première, organisée du 6 au 10 juillet, vise à informer les représentants du BAPE. Elle donne toute la place à l’initiateur du projet de Réseau structurant de transport en commun (RSTC). Les personnes-ressources sont convoquées dans le but de répondre aux questions de la commission et des rares participants.

C’est à l’occasion de la seconde partie de la consultation, dans la semaine du 3 août, que la commission recueillera l’opinion et les suggestions du public. «Elle entendra alors tout citoyen, organisme, ou groupe désirant s’exprimer sur le projet, sous forme de mémoire ou de présentation verbale. Les modalités de participation relatives à cette deuxième partie de l’audience seront annoncées ultérieurement», précise-t-on au BAPE.

À ce jour, 559 personnes ont manifesté l’intention d’exprimer un commentaire, dont 70 souhaitent soumettre une question lors des audiences. Après la consultation suivront les étapes d’analyse et de rédaction d’ici à l’automne. Le rapport de l’équipe du BAPE, présidée par Corinne Gendron assistée des commissaires Antoine Morissette et Pierre Renaud, doit être déposé au plus tard le 5 novembre. Le ministre de l’Environnement doit ensuite le rendre public dans les 15 jours suivants.

Thématiques abordées

La commission souhaite s’attarder à plusieurs aspects et fondements du projet de RSTC devant être implanté en 2026 dans les rues de Québec. Son travail d’analyse portera notamment sur les thématiques principales suivantes:

  • Justification, achalandage et technologie retenue pour le projet;
  • Tracé, intégration au réseau de transport et développement urbain;
  • Gouvernance, finances, politiques gouvernementales, cadre réglementaire et participation publique;
  • Répercussions sur le milieu naturel et humain pendant la construction et durant l’exploitation.

À noter qu’en raison de la pandémie et des mesures de distanciation physiques, la commission d’enquête du BAPE diffuse en ligne les séances. Certains citoyens préinscrits, pour un maximum de 50 par séance, peuvent assister au déroulement.

La portion du trajet souterraine s’annonce plus complexe et onéreuse. Selon la dernière mouture, trois stations, trois pôles d’échange et deux terminus sont prévus. (Esquisse gracieuseté – Ville de Québec)

Ajustements apportés

Déjà, des ajustements ont été apportés en vue de respecter le budget estimé à 3,3G$. Avisée par les paliers supérieurs et principaux bailleurs de fonds que tout dépassement de coûts serait à sa charge, la Ville de Québec a revu certains éléments de son projet. Ainsi, le RSTC a été récemment amputé de ses trambus. Leur remplacement par de nouveaux parcours express permettra d’économiser 700M$. Cette somme servira à éponger l’explosion des coûts de la portion tunnel du trajet du tramway au centre-ville.

Par ailleurs, depuis quelque temps les manifestations d’opposition se multiplient contre cet investissement majeur de fonds publics. Passés graduellement de quelques dizaines à plusieurs centaines d’opposants, ces rassemblements organisés par le groupe Tramway non merci!, dénoncent «l’ampleur et l’improvisation du projet». Favorables à l’amélioration du transport en commun, les manifestants s’inquiètent du manque de planification et de la difficile cohabitation avec les automobilistes.

De son côté, Vivre en Ville profite du début des consultations du BAPE pour réitérer son appui au RSTC, dont le tramway sera l’un des éléments. L’organisme espère que «les audiences publiques permettront d’améliorer le projet, pour en faire une véritable colonne vertébrale de la mobilité durable».

Informations

Le budget total prévu sans dépassement de coût d’ici 2026 s’élève à 3,3G$. La facture est absorbée en majorité par les paliers de gouvernement fédéral et provincial. (Esquisse gracieuseté – Ville de Québec)

Québec Hebdo

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