Économie
11:44 5 juin 2020 | mise à jour le: 5 juin 2020 à 13:33

Le marché immobilier de Québec peu affecté par la crise sanitaire en mai

Le marché immobilier de Québec peu affecté par la crise sanitaire en mai
Le marché immobilier de la région de Québec s’en est tiré à bon compte en mai, grâce à une solide reprise post pandémie. (Illustration gracieuseté – APCIQ)

STATISTIQUES. Au total, 804 transactions résidentielles ont été enregistrées au cours du mois de mai dans la Capitale. Il s’agit d’une baisse contenue à 7% par rapport au même mois l’an dernier. Le marché immobilier de Québec continue ainsi de surprendre par sa vitalité dans un contexte de crise sanitaire.

On a évité le pire dans la région estime l’Association professionnelle des courtiers immobiliers du Québec (APCIQ). La reprise des activités des courtiers immobiliers le 11 mai dernier a manifestement contribué à sauver les meubles.

«Le marché de Québec traverse la pandémie avec de bons résultats. La stabilité économique fait que les conditions tendent à s’améliorer plutôt qu’à se dégrader. Il en sera probablement de même lorsque les effets de la crise s’estomperont au cours des prochains mois», remarque Julie Saucier, présidente et chef de la direction de l’APCIQ.

Variations par secteurs

Mai révèle une reprise marquée de l’activité transactionnelle dans les trois principaux secteurs de la Capitale. Le secteur de la rive-sud de Québec continue de se distinguer avec une croissance de 1% des reventes. C’est le seul secteur parmi toutes les régions du Québec qui surpasse les données enregistrées (146 reventes contre 145) durant la même période en 2019.

Dans ce contexte de crise, le secteur de la périphérie nord de Québec connaît aussi une certaine vigueur en mai. On y dénombre 116 transactions enregistrées (-3%) contre 120 au cours de la même période en l’an passé. Finalement, le grand secteur de l’agglomération de Québec a connu un recul de 9% (542 reventes).

Variations par catégories

Durant le 5e mois de 2020, les maisons unifamiliales ont monopolisé la majorité des ventes (565 transactions). L’APCIQ souligne que le repli s’est limité à 3% par rapport à mai 2019. Toutefois, compte tenu du contexte particulier, le délai de revente moyen s’est allongé de 17 jours par rapport à l’an passé.

Le segment des plex de deux à cinq unités se démarque par un recul des reventes nettement plus important (-42%). Les inscriptions en vigueur étaient néanmoins en baisse de 25%, à 498 unités contre 663 un an auparavant.

Pour les reventes de copropriétés, on observe une contraction de 5% par rapport à la même période l’année dernière avec 198 transactions. Au cours du mois, on dénombrait 2026 inscriptions en vigueur, soit un recul de 20% pour ce segment.

Variations des prix

À l’échelle de la région de Québec, le prix médian des unifamiliales s’est stabilisé autour de 267 450$. Celui des copropriétés a quant à lui décliné de 5%, à 183 000$. De leur côté, les plex ont connu une légère hausse de 2%, à 285 000$.

Coup d’œil comparatif des transactions résidentielles dans la Capitale en mai 2020. (Tableau gracieuseté – APCIQ)

Québec Hebdo

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