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13:37 8 mai 2020 | mise à jour le: 8 mai 2020 à 15:12

Forcés à travailler à l’école même si leur proche est vulnérable à la Covid-19

Forcés à travailler à l’école même si leur proche est vulnérable à la Covid-19
Photo: (Photo Métro Média - Archives)L’un des espaces permettant aux écoliers d’accrocher leurs vêtements d’hiver. (Photo Métro Média – Alain Couillard)

RÉOUVERTURE. Une directive du ministère de l’Éducation oblige le personnel du réseau scolaire qui vit sous le même toit qu’une personne vulnérable à la Covid-19 à être présente au travail dès la semaine prochaine.

C’est ce qu’a appris Québec Hebdo récemment. Un employé vivant avec un conjoint ou un enfant immunosupprimé devra donc faire un choix déchirant: mettre en péril un proche ou demander le chômage? La Commission scolaire des Premières-Seigneuries a confirmé cette information tout en rappelant que les directions d’écoles doivent accommoder le plus possible le télétravail pour les emplois qui peuvent se faire à distance. Pour le personnel qui doit être physiquement présent, comme les éducatrices en service de garde, les employés dans cette situation doivent prendre des congés à même leur banque ou demander l’assurance-emploi lorsque celle-ci est épuisée.

Impossible de quantifier le télétravail
Pour chacune des trois commissions scolaires (nouvellement appelées centres de services), le télétravail du personnel n’est pas quantifiable puisqu’il est géré par chaque école de façon indépendante. Les commissions scolaires n’ont pas été en mesure de fournir un chiffre sur le nombre de salariés qui vit avec un proche à risque, sauf celle des Découvreurs, où 30 personnes sont concernées.
Malgré cela, «aucune pénurie de personnel n’est anticipée», a cependant fait valoir Mélanie Charest, directrice du Service du secrétariat général et des communications. La Commission scolaire de la Capitale ne se prononce pas quant à une éventuelle pénurie de personnel. «La situation évolue très rapidement. Nous travaillons présentement à l’organisation et au déploiement des ressources et l’opération va bon train», fait simplement savoir Véronique Gingras, conseillère en communications pour la Commission scolaire de la Capitale.

Pénurie en service de garde à l’horizon pour les Premières-Seigneuries
Jeudi, on a appris que le ratio d’enfants par éducatrice est passé de 10 à 15 enfants, selon une directive ministérielle. Sur 63% des élèves qui seront présents la semaine prochaine à la Commission scolaire des Premières-Seigneuries, 60% vont fréquenter le service de garde. C’est un casse-tête pour l’administration qui manquait déjà de personnel en service de garde avant la crise. «Notre grande difficulté, c’est le personnel en service de garde. Je ne peux pas encore vous donner de chiffre sur le nombre de postes à combler. Nos ressources humaines font des appels et on va tout faire pour avoir suffisamment de monde, on reste confiant», explique Martine Chouinard, secrétaire générale aux Premières-Seigneuries. L’administration a également choisi de conserver l’enseignement de la musique, de l’anglais et de l’éducation physique (cette décision est à la discrétion des centres de services), mais connaît des problèmes de recrutement pour ces spécialistes. «Mais on va aller voir du côté du secondaire pour ramener ces spécialistes temporairement au primaire. On va être capable de fournir un service adéquat».

Ouverture de locaux du secondaire ouverts dans deux commissions scolaires
Les Premières-Seigneuries n’auront pas besoin d’investir des locaux des écoles secondaires, contrairement à la Commission scolaire des Découvreurs où quinze locaux d’écoles secondaires devront être occupés. À la Commission scolaire de la Capitale, trois ou quatre groupes de l’école Saint-Jean-Baptiste seront installés à l’école Joseph-François-Perrault et six groupes de l’école de l’Accueil seront installés à l’école secondaire Roger-Comtois.

 

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