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12:39 1 mai 2020 | mise à jour le: 1 mai 2020 à 12:39 temps de lecture: 3 minutes

Pandémie ou non, les érables coulent!

Pandémie ou non, les érables coulent!
Le site web erabledici.ca fournit aux consommateurs de l’information sur les érablières à proximité qui font, notamment, de la vente en ligne. (Photo – Pixabay)

ÉRABLE. Les 7400 producteurs et productrices acéricoles du Québec auront eu, malgré tout, une belle saison 2020. Si le sirop coule à flots, la Covid-19 aura tout de même eu un impact jusque dans nos forêts en créant une pénurie d’alcool isopropylique notamment utilisé pour nettoyer les tubulures des érablières.

Alors que tous les Québécois commençaient tout juste à se confiner dans leur maison en raison du coronavirus, l’or liquide du Québec coulait déjà abondamment. Selon Hélène Normandin, directrice des communications corporatives pour l’organisation des Producteurs et productrices acéricoles du Québec (PPAQ), Dame Nature a fait fit de la pandémie.

Rapidement nommées service essentiel en plein milieu de leur saison, les 7400 érablières réparties un peu partout sur le territoire ont pu continuer leurs opérations sans trop de problèmes. «Nous avons rapidement donné de l’information à nos producteurs au sujet des mesures à mettre en place. Des papiers pour justifier les déplacements entre les régions ont également été distribués. On a eu quelques cas problématiques, mais dans l’ensemble tout s’est bien déroulé», explique Mme Normandin.

Pour l’instant, le problème majeur pour les producteurs reste la pénurie d’alcool isopropylique, mieux connu sous le nom d’alcool à friction, abondamment utilisé dans le milieu de la santé. En acériculture, les producteurs s’en servent à la fin de leur saison pour désinfecter leurs tubulures avant de les ranger. Mme Normandin explique toutefois qu’une recette de nettoyant à base d’eau de javel peut facilement remplacer, pour cette année, l’alcool isopropylique.

L’organisation des PPAQ se compte toutefois chanceuse dans les circonstances actuelles. Le sirop d’érable n’étant pas un produit périssable, les pertes au niveau de la production ne sont pas inquiétantes. Pas d’inquiétude à avoir non plus en ce qui a trait au prix du sirop d’érable. Fixé cette année, le prix sera à 2,98$/lb pour les trois prochaines années.

Plus difficile pour les cabanes à sucre traditionnelles

On compte, au Québec, des centaines de cabanes à sucre traditionnelles qui produisent repas et spectacles pour le public. Pour ces entreprises, comme l’érablière Le Chemin du Roy, située à Saint-Augustin-de-Desmaures, la pandémie a eu un impact beaucoup plus négatif. «C’est mort. On a eu quelques clients dans le temps de Pâques et pour le temps des sucres, mais sinon c’est difficile», explique Rose Boissonneault, directrice générale de l’érablière Le Chemin du Roy.

Comme bon nombre d’entreprises qui vit du tourisme, l’érablière Le Chemin du Roy est dans l’incertitude face à l’été qui s’amène. «On est ouvert à l’année. Ce qu’on trouve important et ce qu’on aimerait vraiment, c’est que les gens pensent à nous à d’autres moments que seulement durant le temps des sucres», souligne Mme Boissonneault.

L’entreprise offre pour l’instant la livraison et des plats pour emporter. En attendant le jour où elle pourra accueillir à nouveau touristes et groupes scolaires, Mme Boissonneault mise sur le tourisme local et les citoyens de Québec. «On a un beau terrain, une belle salle à manger. Je peux vous garantir qu’avec notre menu, je suis la meilleure place en ville pour vous organiser un brunch», lance-t-elle en rigolant.

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