Économie
16:34 7 avril 2020 | mise à jour le: 7 avril 2020 à 13:47

La crise de la Covid ne ralentit pas l’immobilier à Québec

La crise de la Covid ne ralentit pas l’immobilier à Québec
(Tableau gracieuseté - APCIQ)

STATISTIQUES. Tout ne semble pas avoir effectué une pause au cours des dernières semaines. Le marché immobilier de Québec a continué de battre des records d’activité en mars, malgré l’incertitude causée par la pandémie de Covid-19.

D’après les données compilées par l’Association professionnelle des courtiers immobiliers du Québec (APCIQ), la crise sanitaire ne semble pas avoir interféré sur l’activité transactionnelle en mars dans la région de Québec. Ce sont surtout les transactions conclues au début de mois dernier qui ont permis au marché de demeurer vigoureux.

Ainsi, au total, 1139 reventes ont été enregistrées au cours du 3e mois de 2020 dans la capitale. Il s’agit d’une hausse de 30% par rapport au même mois l’an dernier et un niveau d’activité jamais atteint pour cette période depuis 2000. Pour le premier trimestre dans son ensemble, 2960 transactions ont été enregistrées, soit une progression notable de 34% sur les trois premiers mois de 2019.

Il faut toutefois éviter de pavoiser. Des nuages se profilent à l’horizon. «Déjà, les nouvelles inscriptions sont en forte baisse. Cela laisse croire que les acheteurs et les vendeurs pourraient rester sur les lignes de côté au cours des prochaines semaines», constate Charles Brant, directeur analyse du marché à l’APCIQ.

Selon lui, l’immobilier tournera au ralenti dès le mois d’avril, en raison des mesures de distanciation visant à lutter contre la propagation du virus. Très peu de promesses d’achat risquent donc d’être déposées. D’autant que les visites de propriétés en personne doivent cesser pendant l’arrêt des activités de courtage. «Mars sera probablement le dernier mois de l’année à afficher une croissance aussi robuste des transactions», anticipe M. Brant.

Secteurs et catégories

En mars, chacun des principaux secteurs de la région de Québec a connu une croissance importante des transactions. La Rive-Sud arrive au premier rang avec 222 reventes (+34%), suivie de l’Agglomération de Québec avec 782 reventes (+30%) et de la Périphérie de Québec avec 135 reventes (+23%).

Pour l’ensemble de la région, les reventes de maisons unifamiliales ont crû de 26% en mars avec 811 transactions. Les copropriétés se sont démarquées avec une progression de 42% par rapport à mars 2019, avec 261 transactions. Du côté des plex, les reventes ont crû de 25% avec 575 transactions.

«Si le niveau élevé d’activité en mars est en partie attribuable aux transactions amorcées plus tôt dans l’année, le marché de Québec continue sur son élan. Il démontre la solidité de la reprise qui prévaut jusqu’ici. Celle-ci est soutenue par de solides perspectives économiques et de récentes baisses de taux d’intérêt», souligne Julie Saucier, présidente et chef de la direction de l’APCIQ.

Évolution des prix

À l’échelle de la région de la capitale, le prix médian des unifamiliales a augmenté de 4%, pour s’établir à 267 900$. Le prix médian des copropriétés est demeuré relativement stable à 188 000 $ (+1%). Le prix médian des plex de deux à cinq unités a pour sa part reculé de 2%, à 313 000$.

(Tableau gracieuseté – APCIQ)

Québec Hebdo

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