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09:50 20 mars 2020 | mise à jour le: 31 mars 2020 à 13:45 temps de lecture: 4 minutes

COVID-19: soutien financier aux chercheurs et scientifiques d’ici

COVID-19: soutien financier aux chercheurs et scientifiques d’ici
(Photo Métro Média - Archives)

3,4M$ injectés pour lutter contre la pandémie

SANTÉ. Cinq professeurs de l’Université Laval ont reçu des subventions totalisant 3,4M$ des Instituts de recherche en santé du Canada. Ces montants serviront à mener des projets visant à lutter contre la pandémie de la COVID-19.

Les récipiendaires sont Guy Boivin, Denis Boudreau, Ève Dubé, François Lellouche et Bruno Pilote. Ce montant s’ajoute aux 2,1M$ annoncés par le gouvernement fédéral. Cette précédente aide soutient déjà trois projets de recherche de professeurs de l’UL visant à endiguer la pandémie.

Guy Boivin. (Photo gracieuseté)

Produire des antiviraux efficaces

Professeur à la Faculté de médecine et chercheur au Centre de recherche du CHU de Québec, le docteur Guy Boivin a reçu 900 000$. Il travaille à mettre au point des composés antiviraux capables de ralentir la progression du virus SRAS-CoV-2 responsable de la COVID-19. Lui et ses collaborateurs de l’Université Claude-Bernard-Lyon-1 miseront sur le repositionnement de médicaments existants.

Dans cette optique, ils analyseront la signature cellulaire du virus sur les gènes des cellules respiratoires. Ensuite, ils repéreront parmi des médicaments existants ceux dont la signature cellulaire se trouve le plus à l’opposé de celle du virus. Cette approche permettra d’identifier des composés anti-SRAS-CoV-2 qui pourront ensuite être l’objet d’un développement clinique accéléré sans nouveaux tests de toxicité.

Denis Boudreau. (Photo gracieuseté)

Test portable et rapide

Professeur à la Faculté des sciences et de génie, Denis Boudreau et ses collègues de l’Université de Montréal ont reçu 1M$ pour développer un dispositif portable. Cet outil doit permettre la détection rapide de marqueurs d’exposition au virus qui cause la COVID-19. Pour y parvenir, les chercheurs combineront une méthode de détection optique à des capteurs moléculaires.

Ce test pourra être déployé localement, notamment dans des cliniques temporaires. Son utilisation ne nécessitera aucune formation spécialisée. En plus de faciliter l’accès au dépistage, le test contribuera à la mise au point de vaccins. Il permettra aussi d’assurer le suivi de l’immunisation acquise chez certains groupes de travailleurs, notamment chez les professionnels de la santé.

Dr François Lellouche. (Photo gracieuseté)

Interventions plus efficaces

Professeur à la Faculté de médecine et chercheur au Centre de recherche de l’Institut universitaire de cardiologie et de pneumologie de Québec, Dr François Lellouche a reçu plus de 800 000$. Son mandat consiste à tester un dispositif automatique d’administration et de contrôle de l’oxygène chez les patients atteints de pneumonie.

Ce dispositif devrait permettre de réduire le nombre d’interventions du personnel soignant auprès des malades contagieux. Une façon de diminuer le risque de transmission du virus chez les professionnels de la santé. L’étude sera menée dans 10 centres hospitaliers à travers le Canada.

Ève Dubé. (Photo gracieuseté)

Mesurer la confiance du public

Professeure à la Faculté des sciences sociales et chercheure au Centre de recherche du CHU de Québec, Ève Dubé a reçu près de 500 000$. Son travail vise à examiner les facteurs individuels et socioculturels qui influencent l’adoption des recommandations de santé publique. Elle analysera les discours en ligne liés à la COVID-19 et décrira la compréhension de la maladie, les priorités et les craintes exprimées en ce qui a trait aux mesures visant à limiter la propagation.

Bruno Pilote. (Photo gracieuseté)

Effets sur les effectifs en santé

Dans le but de réduire les risques organisationnels et humains liés à la pandémie, le professeur Bruno Pilote, de la Faculté des sciences infirmières, a reçu plus de 200 000$. Il s’efforcera de mieux comprendre la réaction des professionnels de la santé lorsqu’ils sont confrontés à une menace comme la COVID-19. Ses analyses détermineront le profil des personnes les plus disposées à intervenir vs ceux susceptibles de refuser.

Québec Hebdo

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