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11:24 9 mars 2020 | mise à jour le: 9 mars 2020 à 11:24 temps de lecture: 3 minutes

La météorologie, une science inexacte

La météorologie, une science inexacte
Photo: (Photo - 123rf Photos)St. Lawrence River Landscape, Quebec Canada. On a cloudy day, with rainbows in the background. Concept of meteorology and nature.

PROBABILITÉS. Tout le monde aime parler de la météo, en bien ou en mal. Sujets de discussion préférés des Québécois, les déboires atmosphériques sont parfois prévus assez précisément, mais lorsque les prévisions s’avèrent inexactes, la population s’inquiète, s’impatiente ou s’exaspère carrément. Un météorologue a accepté de nous parler de son travail, parfois mal perçu et souvent incompris.

Une petite prévision erronée et certains accusent les météorologues de bons à rien. Comment vivre avec ça? «Ça fait partie du boulot. On doit constamment s’améliorer. Mais il faut aussi comprendre comment cela fonctionne. C’est plus complexe qu’une simple icône de nuage pour le lendemain, accompagnée d’un chiffre qu’on consulte sur son téléphone», fait valoir André Monette, météorologue en chef à MétéoMédia.

Plusieurs paramètres à prendre en compte

Pour établir des prévisions quotidiennes, les météorologues de MétéoMédia se basent sur trois modèles météo, le canadien, l’américain et l’européen, qui eux-mêmes se basent sur différents paramètres pour donner des probabilités. «La météorologie, c’est complexe et en trois dimensions», explique M. Monette. La surface, l’altitude, la géographie influencent la météo et chaque modèle a une façon d’analyser et d’observer ces données.

Selon lui, les prévisions de saisons devraient être considérées comme des tendances. «En plus des modèles utilisés dans les prévisions quotidiennes, on utilise les gros joueurs sur la planète, comme la température des océans, des phénomènes à grande échelle comme El Niño, le vortex polaire, les anticyclones. Après, on regarde la situation actuelle et les années analogues dans le passé pour prévoir la saison».

Autant en prévision de saison qu’en probabilités quotidiennes, plus les prévisions sont lointaines, plus elles devraient être considérées comme des tendances. «Même si on prévoit de 25 à 35 centimètres de neige dans cinq jours, ça se peut que plus on se rapproche de la date, plus les accumulations ne ressemblent plus à ça», illustre le météorologue.

Selon le scientifique, la plupart des gens lisent les médias non spécialisés, qui offrent des interprétations de prévisions. Pour lui, son travail est «un beau travail de communication, où l’on doit toujours viser l’amélioration».

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