Actualites
15:36 28 février 2020 | mise à jour le: 28 février 2020 à 15:36 temps de lecture: 3 minutes

Processus d’approvisionnement lancé pour le tramway

Processus d’approvisionnement lancé pour le tramway
De nouvelles exigences sont émises par le gouvernement du Québec, avant d’autoriser certains travaux préparatoires à l’implantation du tramway. (Esquisse gracieuseté – Ville de Québec)

MOBILITÉ. Une nouvelle étape est franchie en vue de l’aménagement du réseau structurant de transport en commun (RSTC). La Ville de Québec lance le processus de sélection du consortium responsable de la conception et de la construction du tramway.

L’appel de qualification présente les exigences à remplir ainsi que les fondements techniques du projet. Cette étape initiale concerne l’ensemble du volet tramway. Celui-ci comprend entre autres deux centres d’exploitation et d’entretien, trois pôles d’échanges, deux terminus de fin de ligne, trente-cinq stations ainsi qu’un segment en tunnel. La conception et la fabrication du matériel roulant s’inscrivent également au mandat.

Nouvelles exigences gouvernementales

Plus tôt cette semaine, le gouvernement du Québec a émis de nouvelles exigences pour autoriser les travaux préparatoires. Ainsi, il a été décidé «qu’aucune acquisition par expropriation ne sera permise avant la fin des audiences publiques en environnement». De plus, la Ville de Québec devra faire approuver par le Conseil des ministres «une révision de la portée, des coûts et de l’échéancier du projet, avant de procéder à l’appel de proposition». Cette révision devra aussi inclure «des estimations de l’achalandage tenant compte de l’implantation d’un tunnel entre Québec et Lévis».

Il est également exigé que «l’assemblage final de véhicules soit effectué au Canada». Ces mêmes véhicules «devront être composés d’un minimum de 25% de contenu canadien». Aussi, «seuls les fournisseurs canadiens et européens pourront se qualifier pour la portion du contrat visant l’acquisition du matériel roulant». S’ajoute une précision afin que «les critères techniques soient adaptés aux conditions météorologiques et à la topographie de la région». Enfin, tout dépassement de coût sera à la charge de la Ville.

Retour de questions

Conseiller du district du Cap-aux-Diamants et représentant de Démocratie Québec, Jean Rousseau salue les nouvelles exigences du gouvernement. Il y voit des remparts additionnels pour un meilleur contrôle des coûts du tramway et l’acceptabilité sociale du tracé. Misant sur les audiences du BAPE pour préciser les contours du vaste projet de transport en commun, l’élu retourne plusieurs questions au palier provincial.

  • Est-ce que le consortium choisi pour le projet de RSTC sera aussi responsable de la connexion entre les deux tunnels?
  • Celui-ci pourrait également assumer la responsabilité du projet du lien Québec-Lévis?
  • Est-ce que la Caisse de dépôt et placement du Québec, par sa filiale Infra, pourrait agir comme maître d’œuvre pour le lien Québec-Lévis?
  • Le gouvernement du Québec assumera-t-il tous les coûts liés à la sortie potentielle du tunnel dans la Ville de Québec?
  • Est-ce que les aménagements périphériques à la sortie du tunnel, dont l’aménagement de l’autoroute Laurentienne en boulevard urbain, seront à la charge du gouvernement du Québec?

Québec Hebdo

Articles similaires

Commentaires 0

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *