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16:02 20 janvier 2020 | mise à jour le: 20 janvier 2020 à 16:09 temps de lecture: 5 minutes

Des conseils de quartier plus attrayants?

Des conseils de quartier plus attrayants?
Photo: (Photo — iStock Photos)Close-up of multi-ethnic hands being raised in a business seminar in office building

DOSSlER. Les 27 conseils de quartier de la Ville de Québec, en proie à des difficultés majeures de recrutement, doivent trouver des idées pour se renouveler. Leurs membres, convaincus de l’utilité de leur travail, proposent de rafraîchir leur image de marque et de bénéficier de meilleurs outils de promotion, notamment de la part de la Ville.

Utiles aux conseillers municipaux

Tous les élus de la Ville interrogés ont reconnu le rôle important des conseils de quartier pour lesquels ils font office d’antennes, de yeux et d’oreilles.

Pour certains cependant, il l’est plus que pour d’autres. C’est le cas pour Stevens Melançon, de l’arrondissement Beauport, qui le juge prépondérant et orientant pour les décisions du conseil d’arrondissement. «Je leur donnerais un rôle bien délimité mais décisionnel», va-t-il jusqu’à déclarer. L’élu de Québec 21 déplore qu’il n’y ait pas de conseil de quartier dans chaque district. «C’est un outil fondamental pour la démocratie».

Raymond Dion, conseiller du district de Loretteville — Les Châtels et président de l’arrondissement de la Haute-Saint-Charles vient y prendre «le pouls des gens». Pour le conseiller du district des Monts, Patrick Voyer, le problème de fréquentation des conseils de quartier est le même que pour toute instance démocratique, y compris le conseil d’arrondissement. «La démocratie c’est ça. Quand tu l’as, tu n’en profites pas. […] Il faut alimenter l’intérêt des citoyens», lance-t-il comme piste de solution. Le conseiller municipal et président de l’arrondissement Charlesbourg, Vincent Dufresne, dit lever son chapeau aux membres et leur suggère de rendre leurs rencontres plus attrayantes avec des invités qui offrent des présentations comme celle donnée récemment par un policier sur la sécurité routière. «Je n’enlèverais pas les conseils de quartier», avance Dominique Tanguay, élue et présidente de l’arrondissement les Rivières. Celle-ci croit que le bénévolat peut être un problème, étant donné le temps que les administrateurs passent sur leurs dossiers.

Des idées de solutions

Pour le conseil de quartier des Chutes-Montmorency de Beauport, les idées pour assurer la survie des conseils de quartier ne manquent pas.

«On a besoin de nouveaux outils numériques, de visuels modernisés. De meilleurs moyens pour rejoindre les gens. Les pages Facebook par exemple, devraient être gérées différemment. Pourquoi ne pas proposer des séances en direct pour rejoindre plus de personnes», met de l’avant Mathieu Goupil.

Une meilleure promotion de la part de l’administration municipale devrait aider ces entités démocratiques en danger, selon lui. «Je ne vois pas de solutions miracles: on doit publiciser nos actions, rejoindre du monde, se faire davantage connaître, entre autres par le bouche à oreilles. […] On doit aussi faire comprendre aux citoyens l’enjeu de temps dans le processus, à cause des procédures municipales».

Pour Yan Turgeon, président du conseil de quartier Lairet, il pourrait être intéressant d’en instaurer dans les quartiers où ils font défaut. Manon Therrien du conseil de quartier de Saint-Émile croit également que la Ville devrait donner plus de pouvoir et d’écoute aux citoyens dans les choix qu’elle prend. «C’est valorisant de connaître le fonctionnement de la Ville, de mieux connaître son milieu», rappelle Lucette Bouchard. «Ma motivation, c’est qu’on est considéré comme un véhicule prioritaire auprès de la Ville. Il faut garder en vie ce véhicule-là», croit Michel Voisard, du conseil de quartier Notre-Dame-des-Laurentides.

À quand la nouvelle politique de participation publique?

La Ville de Québec revoit depuis 2018 sa politique de participation publique. La phase 1 de consultation en amont a été réalisée en mai 2018 et un rapport devrait bientôt être présenté au public. La municipalité n’est pas en mesure de donner un échéancier quant à la suite des choses. «Ce travail est toujours en cours», a indiqué David O’Brien, porte-parole pour la Ville de Québec. «Je ne veux pas qu’on perde le droit référendaire», s’inquiète la présidente du conseil de quartier de Loretteville Lucette Bouchard, car cette possibilité avait été évoquée dans le cadre du changement prévu.

Exemples de conseils de quartier dynamiques

Dans la première couronne de la Ville de Québec, Beauport fait exception. Mathieu Goupil, 26 ans et jeune professionnel est le président du conseil de quartier des Chutes-Montmorency, seule instance du genre dans son arrondissement. La présence du conseiller municipal Stevens Melançon à chacune des rencontres est assurément une des forces du conseil de quartier puisqu’aux dires de M. Goupil, le conseiller est très disponible et fait avancer leurs dossiers généralement vite. «Il est assurément un bon porte-parole pour nous à la Ville», fait valoir M. Goupil. Le Conseil de quartier de Lairet fonctionne bien également. Son président Yan Turgeon se sent écouté et épaulé par la Ville dans son travail bénévole.

Les conseils de quartier du centre-ville ont une autre réalité: ils bénéficient de plus d’assistance en moyenne. Ce sont des quartiers où les résidents s’impliquent davantage dans leur milieu, entre autres en raison de la densité de population.

À LIRE: notre dossier intégral sur les conseils de quartier sur quebechebdo.com:

 

De plus en plus de jeunes s’impliquent dans les conseils de quartier.

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Commentaires 1

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  • Francine Dion

    Vous n’avez pas communiqué avec tous les conseils de quartier, je suis présidente du conseil de quartier de Val-Belair, nous sommes presque toujours complet . Nous avons des membres d’un peu partout dans le district et d’âge différent,
    Notre conseiller municipal, Sylvain Legare, est rarement absent ou le lendemain on se s’en parle. Nous avons également des invités comme les organismes communautaires de Val-Belair, ou un directeur de service municipal pour nous parler de son travail pour les citoyens, par exemple, lorsque nous n’avons de consultations publiques.
    Les citoyens se déplacent seulement s’ils sont invités malheureusement, la même chose qu,ils font avec les activités syndicales, ils deviennent mliltants quand il est question de grève ou de fermeture.

    Je reçois les courriels destinés au conseil de quartier ils sont par moment nombreux. Les citoyens s’adressent au conseil de quartier pour poser des questions sur le zonage d’un terrain qu’il désire acheter ou cherche à quel service s’adresser pour régler un problème. Ils ne connaissent pas le 311 ou se plaignent de ne pas avoir de reponse quand ils déposes une plainte.
    Ils sont surpris quand je leur dit que je suis une benevole ou que je ne travaille pas à la. Ville.
    J’ai peur que la nouvelle politique de réunion de conseil de quartier virtuelle soit un moyen detourne le rôle des conseils de quartier qui est de rencontrer les citoyens.