Économie
13:37 16 janvier 2020 | mise à jour le: 16 janvier 2020 à 16:22 temps de lecture: 3 minutes

Le marché locatif se resserre davantage à Québec

Le marché locatif se resserre davantage à Québec
La forte activité de construction dans le segment des logements locatifs neufs ne semble pas arriver à combler la demande croissante pour ce mode d’habitation. (Photo Métro Média – Archives)

ANALYSE. Le taux d’inoccupation des logements locatifs dans la région Québec a reculé de 3,3% en octobre 2018 à 2,4% en octobre 2019. Ainsi, pour une troisième année consécutive, la croissance de la demande locative a été plus grande que celle de l’offre.

Le marché de Québec en est à son troisième resserrement consécutif. (Tableau gracieuseté – SCHL)

Selon la plus récente Enquête sur les logements locatifs de la Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL), la vigueur de la demande locative dans la région de Québec s’explique par la conjonction de plusieurs facteurs économiques et démographiques. L’analyste principal Nicolas Bernatchez énumère notamment le dynamisme du marché de l’emploi, l’augmentation du solde migratoire et le vieillissement de la population.

«De fait, précise-t-il, la croissance de l’emploi à temps plein dans la région de Québec depuis trois ans a été favorable à la formation de nouveaux ménages et a stimulé la demande d’habitations dans son ensemble. De plus, la proportion de locataires chez les jeunes ménages a augmenté au cours des dernières années, ce qui a contribué à soutenir la demande de logements locatifs.»

Par ailleurs, le dynamisme économique et le faible taux de chômage à Québec sont favorables à l’attraction et à la rétention de nouveaux résidents. À cet égard, le solde migratoire dans la région a été nettement plus élevé au cours des deux dernières années. Or, les nouveaux arrivants sont généralement locataires d’abord, le temps de s’enraciner dans leur nouveau milieu de vie.

La proportion de logements vacants demeure relativement plus élevée dans les fourchettes supérieures de loyers. (Tableau gracieuseté – SCHL)

«Enfin, souligne M. Bernatchez, l’accélération du vieillissement de la population semble alimenter la demande locative de façon plus marquée. Avec l’arrivée des bébé-boumeurs à la retraite, un nombre croissant de ménages âgés de 65 ans et plus est susceptible d’opter pour la location d’un appartement. Cela s’explique par différentes raisons, dont se libérer de l’entretien d’une propriété, réduire la superficie habitable, ou obtenir certains services.»

Faits saillants

  • Le marché locatif s’est resserré dans plusieurs secteurs de l’agglomération de Québec, alors que le taux d’inoccupation est demeuré stable sur la Rive-Sud.
  • Dans l’ensemble, la proportion de logements vacants demeure relativement plus élevée dans les fourchettes supérieures de loyers.
  • La variation du loyer moyen entre 2018 et 2019 est estimée à 1,9%, une augmentation un peu plus grande que celle enregistrée au cours des dernières années.
  • Le taux d’inoccupation des copropriétés offertes en location a aussi diminué, pour s’établir à 1,4% en 2019 (2,5% en 2018).
  • Le taux d’inoccupation dans la région de Québec (2,4%) s’est rapproché de la moyenne provinciale, estimée à 1,8% en 2019.
Coup d’oeil général au marché locatif de la région de Québec. (Tableau gracieuseté – SCHL)

Québec Hebdo

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