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13:25 4 décembre 2019

Le cycle de vie d’un Publisac

Le cycle de vie d’un Publisac

RECYCLAGE. Le publisac, honni par certains, lu avidemment par d’autres se retrouve dans une tempête bien malgré lui, tout comme les hebdomadaires qu’il distribue à l’intérieur. Comment est-il fabriqué? Que fait-on de lui après? Métro Média s’est entretenu avec Patricia Lemoine de chez Publisac, afin d’en savoir plus sur son cycle de vie.

Le Publisac au Québec, c’est 3.5 millions d’exemplaires distribués par 3500 camelots. À Québec, on parle d’environ 240 000 sacs distribués. Patricia Lemoine, porte-parole pour le Publisac chez TC Transcontinental, rappelle comment ce produit est fabriqué. «Le Publisac est géré de façon responsable. Le papier sur lequel sont imprimés les circulaires et les journaux provient de résidus de scierie», explique-t-elle. Le sac quant à lui est composé de résine de plastique. S’il a presque toujours été 100% recyclable, la grande nouveauté mise de l’avant est qu’il est composé désormais à 100% de plastique recyclé.

Se désabonner, l’option privilégiée

Pour le moment, l’entreprise de diffusion des hebdomadaires et des circulaires locales fonctionne sur le principe de l’«Opt out», c’est-à-dire qu’il revient à l’occupant d’un logement d’appeler le service à la clientèle pour obtenir une vignette et manifester son refus de le recevoir. Selon Patricia Lemoine, le taux de refus du sac blanc est d’environ 3%. Mme Lemoine soutient que la majorité des appels reçus au service à la clientèle sont des demandes de personnes s’inquiétant de ne pas avoir reçu le publisac. «On encourage vraiment les gens à nous appeler pour ne plus le recevoir. On réduit ainsi à la source», fait-elle valoir.

La porte-parole indique que l’«Opt-in» ou sorte d’abonnement au publisac sur une base volontaire sonnerait le glas. «En plus de maintenir la vitalité des commerces, le publisac fait partie de l’écosystème des hebodmadaires. 95% des hebdos sont diffusés avec le publisac, grâce à la circulaire qui vient amortir le coût». Selon Mme Lemoine, il n’y a pas d’autres alternatives possibles pour véhiculer les hebdomadaires gratuits. «Le coût de distribution chez Postes Canada est beaucoup plus cher», avance-t-elle.

Soutien aux médias

En appui aux difficultés que vivent les quotidiens et les hebdomadaires, la responsable des communications a révélé qu’elle avait eu des discussions avec la Fédération professionnelle des journalistes (FPJQ), sans révéler les détails d’un plan de match éventuel.

Que ce soit comme vecteur de l’information locale ou des commerces de proximité, le publisac doit revoir ses façons de faire. «On travaille sur des projet-pilotes avec des municipalités. On fera des annonces en temps et lieux mais on peut au moins dire qu’on travaille sur une jaquette en papier plutôt qu’en plastique pour les blocs appartements à l’abri des intempéries».

Publisac vient déjà de créer un sac fait à 100% de matières recyclés qui sera également recyclable.

(Photo Métro Média – Perrine Gruson)

Gestion problématique au centre de tri

Pour le centre de tri de Québec, la gestion du Publisac est un problème parce que la plupart des gens le jettent tel quel dans leur bac bleu. Malgré les efforts répétés de Publisac pour dire à la population de retirer le contenu du sac retirer séparément le contenu du mince sac de plastique, les résultats sont loin d’être au rendez-vous, comme a pu le constater Métro Média au centre de tri.

L’étape du pré-tri est composé d’une dizaine de personnes qui enlèvent avec une rapidité stupéfiante du tapis roulant les matières qui ne devraient pas se retrouver là. En moins de cinq minutes de présence à les regarder travailler, Métro Média a pu se rendre compte qu’à toutes les 5 à 10 secondes, un employé déballe le contenu d’un Publisac.

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