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08:07 6 novembre 2019

Réduire la criminalisation des plus vulnérables

Réduire la criminalisation des plus vulnérables
Ces initiatives judiciaires mettent l’accent sur la personne et sa réinsertion sociale. (Photo Métro Média – Archives)

SOCIÉTÉ. Confrontées à de nouvelles réalités en matière de justice et d’aide à la réinsertion sociale, autant la Ville de Québec que l’Université Laval ont mis de l’avant des initiatives pour diminuer la criminalisation des personnes vulnérables.

Dans cette optique, la Ville de Québec annonce un investissement de 372 000$ en 2020 dans ses programmes de justice adaptée IMPAC (Intervention multisectorielle programmes d’accompagnement à la cour municipale). Ces programmes visent à ajuster le tribunal pour les personnes aux prises avec des problèmes particuliers, comme l’itinérance ou encore les troubles de santé mentale.

«Les sommes injectées permettront d’engager les ressources nécessaires à la création d’une deuxième équipe d’intervention. Cela permettra de réduire les délais de réponse, de bonifier la fréquence des suivis et de mieux accompagner les participants tout au long de leurs démarches», a mentionné le maire Régis Labeaume, qui justifie cet investissement additionnel par l’augmentation de plus du double du nombre de demandeurs.

Par l’entremise d’IMPAC, la Ville investit dans la réhabilitation sociale, la valorisation, l’estime personnelle et la prise en main de personnes vivant une situation difficile. Mise en place par la Ville en 2013, en collaboration avec divers partenaires, cette approche de justice communautaire permet de s’attaquer aux causes d’un délit et non au délit lui-même. Bref, l’aide est tournée vers la personne.

Faciliter la réintégration

De son côté, l’Université Laval s’allie aux ministères de la Sécurité publique et de la Justice pour améliorer la réinsertion sociale des contrevenants. Ce partenariat lance les travaux de recherche d’une nouvelle chaire dont l’objectif est de comprendre les obstacles à la réhabilitation. Le but consiste à aider les personnes à mieux réintégrer la société à la suite d’une condamnation et à diminuer les risques de récidive.

La création de la Chaire en réinsertion sociale des personnes contrevenantes du Québec émane de l’intérêt des deux ministères de prendre en compte les situations des personnes plus vulnérables dans le système de justice. Elle visera à faire évoluer les connaissances et les pratiques en réhabilitation, pour une société plus juste et inclusive. Le projet profite d’un appui de 825 000$ du gouvernement du Québec.

Québec Hebdo

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