Quebec Hebdo
15:03 18 septembre 2019

Petits champignons, grande aventure en forêt

L’activité permet également d’en apprendre plus sur l’écosystème, l’identification, les méthodes de récolte et les conditions favorables à la production de champignons. (Photo gracieuseté)
La pluie est très fréquente dans la Forêt Montmorency, mais l’activité a lieu beau temps, mauvais temps. (Photo gracieuseté)
Une chanterelle en tube, (Photo gracieuseté)
La respectable cueillette de l'auteure de ces lignes. Amplement assez pour une soupe. (Photo Métro Média – Thaïs Martel)
Les participants discutent en nettoyant les champignons, une tâche plus longue qu'on pourrait le croire. (Photo Métro Média – Thaïs Martel)
(Photo Métro Média – Thaïs Martel)

ACTIVITÉ. Ils n’ont rien de magique et pourtant les champignons de la Forêt Montmorency font fureur, tellement que l’activité De la forêt à l’assiette – Cueillette et transformation de champignons affiche complet. Et pour cause! L’auteure de ses lignes a tenté l’expérience, adoré la randonnée en forêt et s’est régalée de sa cueillette. Retour sur l’aventure.

C’est armés de bottes de pluie, de vêtements chauds et d’un sac en papier que les participants se présentent sur les lieux de l’activité qui commence par une… formation en classe! C’est bien beau [et bon] les champignons, mais encore faut-il cueillir les bons. Le Québec compte plus de 3000 espèces de champignons parmi lesquelles environ 400 sont comestibles, mais seulement une dizaine trouve grâce au goût du palais humain.

Puis c’est le départ pour la cueillette. Le sentier semble être davantage tracé dans la tête des guides – Mathieu Béland et Jean-François Bourdon, deux sympathiques experts de la Forêt Montmorency – que sur le sol. Les champignons, des chanterelles en tube surtout, mais aussi quelques autres espèces comme l’hydne-pied-de-mouton, attendent finalement les explorateurs d’un jour dans une section très humide de la forêt. En début de saison, il faut ouvrir l’œil pour les découvrir, d’autant plus que comme pour bien d’autres végétaux cette année, le printemps frais amène un retard d’une semaine ou deux.

Reste que les chanterelles se tiennent en groupe et que la découverte d’un champignon est souvent suivie de plusieurs autres. Au total, c’est 115 grammes de champignons que contenait mon petit sac, une cueillette tout à fait respectable m’a-t-on dit, qui a permis le lendemain la concoction d’une délicieuse soupe aux chanterelles qui a fait le délice de toute la famille. (Oui, oui! Même la petite de deux ans a bien aimé les «drôles de champignons».)

Le champion de notre expédition a amassé 160 grammes de chanterelles, un résultat auquel les participants peuvent s’attendre en septembre, quand la saison est plus avancée, certifie Mathieu Béland. À ceux qui croient que c’est insuffisant, sachez que le nettoyage peut prendre autant de temps que la cueillette et que les chanterelles en tube sont ainsi nommées parce qu’elles sont creuses au centre. De quoi faire un parfait abri pour les limaces et autres bestioles!

Même si l’événement affiche complet cet automne, on peut déjà s’inscrire pour l’année prochaine. Les amateurs de goûter boréal peuvent également essayer la prochaine activité De la forêt à l’assiette qui aura lieu cet hiver et qui proposera du sapin.

 

En attendant, voici de quoi vous donner envie d’apprendre à mieux connaître les champignons :

Quiche forestière de la Forêt Montmorency

Ingrédients

-1 fond de tarte de 9 pouces
-6 œufs
-1 tasse de fromage cheddar doux râpé
-1 tasse de crème 15%
-1 tasse de champignons forestiers
-romarin ou grain de sapinière (épine)
-sel et poivre au goût.

Marche à suivre

Brasser les œufs et la crème, ajouter les champignons. Couper finement le romarin ou les grains de sapinière et l’ajouter au mélange. Saler et poivrer. Saupoudrer du fromage et cuire au four 15 à 20 minutes. Servir chaud ou froid, avec une salade.

 

http://www.foretmontmorency.ca

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