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08:06 30 mars 2019 | mise à jour le: 30 mars 2019 à 15:09 temps de lecture: 3 minutes

Première entente pour le contrôle de la déprédation en territoire agricole

Première entente pour le contrôle de la déprédation en territoire agricole
Yvon Courchesne, président de la FédéCP Centre-du-Québec, Daniel Habel, président de l'UPA Centre-du-Québec, et Mario Proulx, membre de l'exécutif UPA Centre-du-Québec. (Photo gracieuseté)

INITIATIVE. La Fédération de l’UPA du Centre-du-Québec annonce la signature d’un partenariat de jumelage avec la Fédération québécoise des chasseurs et des pêcheurs du Centre-du-Québec. Le projet vise à contrôler la déprédation animale en développant un système de maillage entre les agriculteurs et les chasseurs. Ce maillage permettra un cadre de gestion ordonné de la chasse en territoire privé au Centre-du-Québec.

Les fédérations s’engagent à travailler en collaboration en ce qui a trait à l’échange de connaissances sur l’utilisation du territoire par la faune et à appuyer les membres de l’UPA qui éprouvent des problèmes de déprédation, en leur proposant des activités de chasse sur leurs terres. Chacun des partenaires s’associe dans un esprit d’entraide et d’échanges constructifs en accord avec les volontés des deux parties, dans le respect d’une implication volontaire des membres de chacune des fédérations.

«Le respect de la propriété privée est un élément essentiel pour les propriétaires de terrain qui prêtent leur espace à d’autres activités comme la chasse. Ce partenariat producteur – chasseur, basé sur une formule de jumelage, permet aux producteurs agricoles d’être rassurés en ce qui a trait au respect de leur propriété. De plus, leur besoin de déprédation, à l’égard de certaines espèces, joint l’utile à l’agréable pour les deux parties», souligne Daniel Habel, président de l’UPA du Centre-du-Québec.

De son côté, Yvon Courchesne, président de la Fédération québécoise des chasseurs et des pêcheurs du Centre-du-Québec, a fait valoir que «la prolifération des dindons sauvages, la présence accrue des cerfs de Virginie et des oies des neiges sont des réalités auxquelles les producteurs agricoles de notre région sont confrontés. La chasse se veut un outil de gestion des populations de grands gibiers et de plusieurs autres espèces qui vivent en milieu agricole. La signature de ce protocole d’entente avec l’UPA permettra de mieux soutenir les agriculteurs aux prises avec des problèmes de déprédation.»

Les deux parties s’engagent aussi à maintenir un comité bipartite qui se réunira minimalement une fois par année pour une reddition de comptes des activités de chasse sur les terres agricoles des membres de l’UPA. Cette première entente du genre pourrait inspirer d’autres partenariats similaires dans d’autres régions agricoles aux prises avec un problème de surpopulation de certaines espèces sauvages.

(Source: UPA et FQCP)

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Commentaires 1

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  • Jeff Fara

    C’est une bonne nouvelle pour les chasseurs, comme moi; mais dans la pratique comment ça va se passer? on a souvent chassé sur des terres agricoles les oies blanches, mais toujours après avoir demandé la permission au propriétaire; ce fut souvent difficile d’avoir cette permission surtout tôt le matin quand les oies sont dans les champs car on ne voulait pas déranger tôt le matin, surtout le samedi ou le dimanche; le plus souvent on nous autorisait à le faire quand on demandait la permission; est-ce qu’on doit continuer à s’abstenir d’aller dans le champ si on n’a pas parlé au propriétaire? c’est une question d’éthique et de bons rapports avec les agriculteurs. Merci de votre réponse.