Économie
10:53 20 janvier 2019

Calcul d’augmentation des loyers pour 2019 vu par la Régie du logement

Calcul d’augmentation des loyers pour 2019 vu par la Régie du logement
La Régie y va de ses suggestions annuelles pour prévoir la hausse des loyers des logements en 2019. (Photo gracieuseté)

FINANCE. La Régie du logement du Québec (RLQ) a établi les pourcentages applicables pour le calcul des augmentations des loyers en 2019, conformément au Règlement sur les critères de fixation de loyer. Ces pourcentages permettent de déterminer les montants affectés à chacune des composantes du calcul en fonction des dépenses réelles encourues pour l’immeuble ou le logement concernés.

Outils disponibles

Au Québec, locateurs et locataires sont libres de s’entendre sur une augmentation de loyer que chacun considère satisfaisante. Pour faciliter une entente sur l’augmentation de loyer, la Régie rend accessible dès aujourd’hui un outil de calcul sur son site Internet (www.rdl.gouv.qc.ca). Outre ce formulaire électronique intitulé Outil de calcul 2019, on peut imprimer à partir du site Web une version PDF du formulaire.

Ces outils de calcul simplifiés permettent d’établir l’augmentation du loyer, en tenant compte de la variation des taxes municipales et scolaires, des assurances, des améliorations majeures, ainsi que de l’ensemble des coûts d’exploitation de l’immeuble. Le formulaire sera disponible en format papier dans les 25 bureaux et points de service de la Régie à compter de la seconde semaine de février.

Il importe de préciser que les outils de calcul simplifiés ne prévoient pas certaines situations particulières qui pourraient être traitées lors d’une audience à la Régie du logement, par exemple la mise en place d’un service qui occasionne de nouvelles dépenses d’exploitation, ou encore la présence d’une dépense qui ne bénéficie pas à l’ensemble des occupants de l’immeuble.

Droit de refus

Le locataire a par ailleurs le droit de refuser l’augmentation de loyer soumise par le locateur. Dans le cas où les deux parties n’arrivent pas à s’entendre sur l’augmentation du loyer (ou sur toute autre modification au bail), le locateur devra, dans le mois qui suit la réponse de refus du locataire, s’adresser à la Régie du logement pour faire une demande de modification du bail. Il est important de noter que dans le cas d’un immeuble construit depuis cinq ans ou moins, le locataire qui refuse une augmentation de loyer doit quitter son logement à la fin du bail si la section F du bail fait mention de cette restriction (case cochée).

Application des pourcentages

À titre d’exemple, la Régie présente un scénario de calcul fictif qui permet de mieux comprendre l’application du Règlement sur les critères de fixation de loyer. Attention, cet exemple ne prend pas en compte les spécificités de chaque immeuble et de chaque logement. Les revenus et les dépenses d’exploitation pour un immeuble peuvent justifier une variation de loyer distincte de cet exemple de calcul, notamment si l’immeuble a fait l’objet de travaux majeurs.

Il est donc important de préciser que l’utilisation de l’outil de calcul en ligne est nécessaire pour obtenir une estimation plus précise de l’augmentation.

Exemples d’applications des calculs. (Tableau gracieuseté – RLQ)

Les estimations moyennes d’augmentation de base présentées dans la deuxième colonne sont obtenues en utilisant les nouveaux pourcentages applicables en 2019 sur chaque catégorie de dépenses, à partir des cas présentés à la Régie du logement en 2017 et 2018.

Cas portés au tribunal

De 2013 à 2018, la Régie du logement a accordé une moyenne de 2,8 % d’augmentation de loyer dans les cas qui ont été portés au tribunal, en tenant compte des dépenses d’immobilisation qui lui ont été présentées.

Les années correspondent à la période de référence pour le calcul de l’augmentation de loyer et non à l’année où le calcul a été effectué. Les pourcentages accordés tiennent compte de l’ensemble des composantes du loyer, y compris les taxes (municipales et scolaires) et les assurances. Toutefois, les résultats sans dépenses d’immobilisation ne tiennent pas compte des dépenses majeures attribuées à l’immeuble ou au logement concerné. Le nombre de décisions correspond au nombre de calculs qui ont servi à déterminer les augmentations moyennes de loyer accordées pour chacune des années de référence.

Pour plus d’information

Les règles précises qui s’appliquent en matière d’augmentation de loyer pour les logements locatifs (p. ex. : délais d’avis, cas particuliers pour les membres d’une coopérative ou pour une personne vivant dans une habitation à loyer modique) sont expliquées dans le site Internet de la Régie (www.rdl.gouv.qc.ca), où l’on retrouve également les modèles d’avis d’augmentation de loyer et de réponse à un avis d’augmentation.

(Source: Régie du logement du Québec)

Commentaires 1

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

  • Louise Bonneau

    J’aimerais porter à votre attention que l’Outil de calcul 2019 est déficient au chapitre du total des dépenses d’exploitation. Me doutant d’une erreur au total, j’ai repris l’opération 2 fois avec le même résultat de 7 272,00$. Or, le même calcul effectué 3 fois avec avec une calculatrice, me donnait un total de 11 782,00$ Une différence significative de 4 510,00 $ . Un outil en ligne qui en aura trompé plusieurs….

    J’apprécierais recevoir vos observations et commentaires à ce sujet.
    Merci à l’avance