Économie
06:18 29 décembre 2018

Recul du travail au noir dans le résidentiel

Recul du travail au noir dans le résidentiel
Entre 2011 et 2016 au Québec, la proportion de l'économie souterraine attribuable au secteur résidentiel a baissé de 3%. (Photo Métro Média – Archives)

ÉCONOMIE. Les diverses mesures gouvernementales dissuasives instaurées au cours des dernières années semblent porter leurs fruits. En effet, la part du travail au noir tend à diminuer dans le marché résidentiel, autant pour la construction que la rénovation.

Tel est le constat de l’Association des professionnels de la construction et de l’habitation du Québec (APCHQ) dans une étude sur l’importance de l’économie souterraine au Québec et la part du secteur de la construction résidentielle dans celle-ci. L’analyse des données illustre l’impact positif qu’ont eu les crédits d’impôt à la rénovation pour lutter efficacement contre la concurrence déloyale du travail au noir.

Il ressort notamment qu’en cinq ans, la proportion de l’économie souterraine attribuable au secteur de la construction est en baisse au Québec. De 27% en 2011, elle est passée à 23,7% en 2016. Durant cette période, la part du travail au noir sur les chantiers résidentiels au pays a grimpé de 26,3% à 27,5%.

«Au Québec, l’économie souterraine associée au secteur résidentiel a diminué de 100M$ entre 2011 et 2016. Un repli qui arrive dans un contexte de forte expansion de l’ordre de 15% du secteur de la rénovation», indique François Vincent, vice-président aux relations gouvernementales et publiques de l’APCHQ.

Il y voit une bonne nouvelle pour les entrepreneurs reconnus, qui perdent moins de contrats face à une compétition déloyale, et pour l’État, qui récupère des gains fiscaux. À son avis, cela démontre l’utilité des programmes successifs de crédits d’impôt à la rénovation, comme LogiRénov, ÉcoRénov et RénoVert. Son espoir est que ce dernier soit élargi et reconduit lors du prochain budget provincial.

«Au Québec, l’économie souterraine associée au secteur résidentiel a diminué de 100M$ entre 2011 et 2016.»

– François Vincent, v-p aux relations publiques de l’APCHQ

Métro Média

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