Le Jacques-Cartier
07:49 9 janvier 2022 | mise à jour le: 27 janvier 2022 à 09:51 Temps de lecture: 15 minutes

Rétrospective 2021 dans la Jacques-Cartier (juillet à décembre)

Rétrospective 2021 dans la Jacques-Cartier (juillet à décembre)
Photo: iStock

En ce début d’année, Le Métro Jacques-Cartier vous propose un retour sur les événements qui ont retenu l’attention au cours des 12 derniers mois dans la région. Après la première partie publiée il y a quelques jours, voici la suite, qui met en vedette les nouvelles les plus marquantes des six derniers mois. 

Juillet

Un terrain synthétique à 1,4M$ à Stoneham

La Ville de Stoneham-et-Tewkesbury avait amorcé la construction d’un terrain de soccer synthétique en collaboration avec les gouvernements du Québec et du Canada, au cours du mois de juillet 2021. Le maire des cantons unis, Claude Lebel, avait effectué la première pelletée de terre de ce chantier qui vient combler un besoin criant pour les résidents.

Le soccer est la discipline sportive qui compte le plus grand nombre d’inscriptions au Québec et sa popularité ne fait qu’augmenter depuis plusieurs années, notamment en raison de son accessibilité. En plus des motivations démographiques, c’est pour une question tout à fait pratique que Stoneham-et-Tewkesbury avait besoin de ce projet. «Le terrain de soccer naturel a de gros problèmes de drainage, on doit parfois attendre 48 heures pour qu’il soit praticable après une bonne averse», déplore le maire. Les travaux ont eu lieu sur le site de l’ancien terrain de soccer de la municipalité. Le nouveau stade est construit dans les règles de l’art, avec une surface synthétique à granules de caoutchouc de dimensions réglementaires et un système d’éclairage.

Une page se tourne à Shannon

Après plus de 15 ans devant les tribunaux, les citoyens de Shannon ont finalement droit à des indemnités pouvant atteindre 64 000$ en lien avec la présence d’un solvant cancérigène dans l’eau de la municipalité, entre 1995 et 2006.

Le processus de réclamation dans le Recours collectif concernant la présence de trichloréthylène (TCE) dans l’eau souterraine à Shannon a été lancé en juillet 2021. Selon le vice-président du Regroupement des citoyens de Shannon, Jean Bernier, «le résultat final en laisse certains sur leur appétit». En janvier 2020, la Cour d’appel du Québec avait condamné le Canada, la compagnie General Dynamics Produits de défense et Systèmes tactiques Canada (à l’époque Société immobilière Valcartier inc.) à payer des dommages et intérêts moraux et punitifs entre 250$ et 64 000$ par habitant en lien avec la contamination des nappes phréatiques et des puits d’eau potable de certains secteurs de la municipalité, entre 1995 et 2006. Après plusieurs mois de négociation, les deux parties s’étaient entendues sur un processus de dédommagement qui représente un compromis. Là où le bât blesse, c’est que la période de réclamation a été fixée à un an et se terminera donc dans environ sept mois. «C’est vraiment très peu, ça veut dire que les citoyens doivent trouver un moyen de prouver qu’ils habitaient bel et bien dans l’un des cinq secteurs concernés par l’action collective entre 1995 et 2006 et remplir le formulaire avant la date butoir», déplorait M. Bernier.

Août

De plus en plus de sel dans les lacs de la Jacques-Cartier

En août, l’organisme Agiro dévoilait dans un rapport que des problèmes de salinité grandissants menacent la qualité de l’eau dans le bassin versant de la rivière Saint-Charles. «Je dirais même que les données sont presque inquiétantes», déplorait la coordonnatrice scientifique, Sonja Behmel.

Selon les dernières données recueillies par l’organisme dans les eaux de nombreux lacs de la région, le taux de salinité est de plus en plus problématique. «C’est un problème majeur, plus particulièrement au lac Clément». Les sels de voirie, pour déglacer les routes en hiver, provoqueraient ce phénomène. Lors de la fonte de la neige au printemps, les produits de déglaçage s’écoulent vers les lacs et rivières environnants avec le ruissellement. «Nous travaillons en collaboration avec les municipalités de la Jacques-Cartier pour les sensibiliser à réduire l’usage de sels de voirie, parce que ceux-ci sont nocifs pour l’écosystème des plans d’eau et pourraient éventuellement devenir problématiques pour les résidents de la Capitale-Nationale», racontait Mme Behmel. D’après les experts d’Agiro, le développement immobilier des municipalités au long des cours d’eau devrait ralentir de manière conséquente pour arriver à préserver le fragile équilibre de l’écosystème du bassin versant de la rivière Saint-Charles.

Un été d’apprentissage au Village Vacances Valcartier

À la fin du mois d’août, les gestionnaires du Village Vacances Valcartier disaient avoir vécu un été compliqué, notamment en raison d’un manque criant de main-d’œuvre en pleine période difficile pour bon nombre d’entreprises. «C’est la première fois qu’on fait face à une situation aussi difficile, notamment en lien avec nos employés, et nous espérons que ce sera la dernière», déplorait la directrice principale des ventes, du marketing et des communications, Sandra Nadeau.

Entre deux saisons estivales habituelles, les responsables du village vacances peuvent compter sur le retour d’environ la moitié de leur personnel d’une année à l’autre. La saison dernière, ce sont environ les trois quarts des employés de l’été 2020 qui ont quitté le navire. Mme Nadeau estimait qu’environ 375 des 500 membres du personnel sont arrivés en 2021. «Ç’a été une grosse adaptation en début de saison, il a fallu investir énormément de temps pour former toutes ces nouvelles personnes. Ça s’est un peu ressenti sur l’expérience client, parce que les nouveaux ont besoin de plus de supervision», racontait-elle. Le manque de candidats âgés de 16 à 25 ans avait forcé l’organisation du Village Vacances Valcartier à trouver des solutions d’urgence. Elle avait donc choisi de faire confiance à quelques jeunes de 13 ans, en plus d’inviter des retraités à faire quelques heures par semaine sur le site pour dépanner.

Septembre

Une maison Gilles-Carle inaugurée à Lac-Beauport

Septembre a commencé sur une bonne note, alors qu’on annonçait l’ouverture d’une nouvelle maison Gilles-Carle à Lac-Beauport. Le nouveau projet est piloté par l’organisme Cité Joie, qui est dédié à l’accueil de personnes handicapées pour des séjours vacances et des services de répits, depuis plusieurs décennies.

L’établissement sera situé sur le «site enchanteur» de l’organisme, au 28 chemin des Cascades. C’est la maison Cité Joie qui sera convertie en endroit où les personnes âgées en perte d’autonomie et leurs proches aidants pourront profiter d’un hébergement-répit. Sept chambres du bâtiment actuel ont été spécifiquement aménagées pour accueillir cette clientèle. Chacune d’entre elles compte une salle de bain adaptée, alors que le reste de l’édifice comporte une cuisine collective tout équipée, une grande salle commune avec un foyer, un espace aménagé avec des jeux et une salle multisensorielle. Ces aménagements permettront aux personnes âgées en perte d’autonomie d’être hébergées dans un environnement sécuritaire et agréable, alors que leurs proches pourront prendre le temps de souffler un peu.

Une apparence renouvelée pour Pascal le boulanger

La boulangerie artisanale de Stoneham-et-Tewkesbury, Pascal le boulanger, a rouvert ses portes le 31 août dernier, après environ deux mois de fermeture. «C’est un grand plaisir de retrouver nos fidèles clients», se réjouissait le propriétaire, Pascal Chazal.

Dès qu’ils ont annoncé leur retour sur les réseaux sociaux, son équipe et lui avaient été bombardés de messages de soutien et de félicitations par des utilisateurs qui attendaient cette annonce avec impatience. «Ça nous a beaucoup touchés de voir que les gens nous appuient autant et sont aussi heureux que nous de nous voir revenir», confiait celui qui est arrivé au Québec, avec sa famille, en 2009. Les locaux de Stoneham de Pascal le boulanger ont donc été complètement revampés, pour être plus adaptés à la nouvelle réalité, entre autres engendrée par la Covid-19. Des travaux avaient été effectués pour retrancher quelques mètres à la superficie du commerce. Ainsi, le comptoir des fromages a été déplacé pour laisser place à une aire de libre-service, une nouveauté qui pourrait faire une différence selon ce qu’affirmait le fils du propriétaire et boulanger, Guillaume Chazal. «Ça va nous permettre d’avoir moins de personnel de vente sur le plancher, tout en augmentant notre efficacité, puisque les gens qui savent déjà ce qu’ils veulent pourront payer à un comptoir différent et éviter la file d’attente», expliquait-il.

Octobre

Deux visions s’opposent à Stoneham-et-Tewkesbury

En octobre, le maire sortant, Claude Lebel, et le candidat à la mairie Sébastien Couture avaient une vision diamétralement opposée sur l’enjeu le plus important des élections municipales pour Stoneham-et-Tewkesbury: le projet de développement du Club de golf Stoneham, Escale Boréale.

Pour sa part, Sébastien Couture affirmait que l’administration sortante a fait les choses de manière trop précipitée. «Je pense que la Ville a brûlé des étapes dans l’élaboration de ce projet-là et n’a pas mesuré l’impact que ce développement d’envergure aurait sur les infrastructures de la municipalité.» Il soutenait que l’ajout d’un ensemble résidentiel, commercial et touristique nécessiterait une amélioration considérable du système de traitement des eaux usées. En cas d’élection, M. Couture affirmait qu’il ferait marche arrière et qu’il aimerait actualiser le plan d’aménagement de la Ville. Claude Lebel croyait dur comme fer que la ville ne pouvait pas se permettre d’attendre avant de trouver un moyen de redynamiser le secteur du golf. «Ça fait des années que l’on nous demande de trouver une solution et les promoteurs d’Escale Boréale sont en train d’en préparer une qui pourrait bénéficier à tous les citoyens», soutenait-il.

Novembre

Une jeune autrice de Lac-Beauport se démarque

La jeune auteure Zoé Girard a remporté la troisième place provinciale dans la catégorie des 14-17 ans au concours du Regroupement littéraire Jeunesse de Saint-Ours (RLJSO), en novembre dernier. La jeune fille de 15 ans de Lac-Beauport s’était mérité 200$ et une licence du logiciel de correction de textes Antidote, grâce à son roman Les magiciennes de l’arbre millénaire.

Pour sa deuxième participation à la compétition littéraire, la jeune auteure s’était illustrée en créant une suite à son roman qui lui avait convié la première place chez les 9 à 13 ans, Les magiciennes de la montagne de glace. Son premier roman fantastique racontait l’histoire d’Emma, une jeune fille italienne ordinaire qui découvre qu’elle possède des pouvoirs qui lui permettent de contrôler l’élément de la terre. Par une suite d’évènements, elle se retrouvera à étudier dans une école de magie en Islande où elle apprendra à maîtriser son puissant don. Dans ce deuxième tome, la jeune magicienne se rend en Nouvelle-Zélande dans le cadre d’un échange étudiant au cours duquel elle en apprendra davantage sur ses capacités, tout comme sur le monde qui l’entoure. Dans ce deuxième tome qui a valu un podium à Zoé Girard, la jeune magicienne se rend en Nouvelle-Zélande dans le cadre d’un échange étudiant au cours duquel elle en apprendra davantage sur ses capacités, tout comme sur le monde qui l’entoure.

Une partie de la rue de Montolieu devient la route Léo-Major

Le premier ministre du Québec, François Legault, et le ministre responsable de la Langue française, Simon Jolin-Barrette, étaient de passage le 10 novembre dernier pour renommer une portion de 3,4 km de la rue de Montolieu entre Shannon et Saint-Gabriel-de-Valcartier, du nom de route Léo-Major, en l’honneur d’un héros méconnu de l’histoire québécoise et canadienne.

Le sergent Major est reconnu aux Pays-Bas comme le libérateur de la ville de Zwolle, grâce à ses actes de 1945, peu avant la fin de la Seconde Guerre mondiale. À lui seul, le militaire du Régiment de la Chaudière a repris la ville de 50 000 habitants des mains des Allemands en faisant croire à ses derniers que les Canadiens étaient sur le point d’attaquer. Un officier allemand était tellement convaincu que ses troupes étaient en train de subir un puissant assaut allié, qu’il a décidé de rappeler ses hommes avant de prendre la fuite. Léo Major a également servi parmi les effectifs du Royal 22e Régiment lors de la guerre de Corée au cours des années 1950. Ses actions lui ont permis de devenir le premier Québécois de l’histoire à recevoir la médaille pour conduite distinguée dans deux conflits armés.

Décembre

Ski de fond Stoneham est de retour pour une deuxième saison

Au cours des dernières semaines de l’année 2021, Ski de fond Stoneham s’est entendu avec les propriétaires du Club de golf Stoneham afin de pouvoir lancer sa saison 2021-2022. L’instigateur du projet, Mathieu Larochelle, et son équipe ont prévu plusieurs nouveautés afin de permettre aux sportifs de tous horizons de passer du bon temps sur les pistes.

En 2022, les fondeurs pourront profiter de la toute nouvelle association entre la microbrasserie La Souche et l’initiative de M. Larochelle pour prendre une bonne bière après une randonnée de quelques kilomètres. «On veut collaborer avec La Souche pour que ce soit un genre de chalet de ski où les gens peuvent aller boire un verre ou manger un bon plat après leurs efforts. On avait déjà organisé des évènements avec eux l’an dernier et ils ont même brassé la Fondeur, mais on veut profiter de la proximité géographique pour tisser des liens encore plus forts», expliquait celui qui s’occupe également de l’entretien des pistes. Une piste a été aménagée pour connecter le golf à la microbrasserie et des supports ont été installés pour accueillir les skis de ceux qui voudraient en profiter. L’équipe de Ski de fond Stoneham disait vouloir préparer différents évènements en collaboration avec différentes entreprises du milieu qui pourraient avoir lieu au cours de la saison hivernale, pour le plaisir des petits, comme des grands.

Prestigieux prix pour l’Hôtel de glace

Quelques semaines avant le temps des Fêtes, l’Hôtel de glace de Saint-Gabriel-de-Valcartier avait remporté le prix d’excellence en affaires lors du dévoilement des lauréats des Grands prix du tourisme canadien. «C’est une grande fierté pour toute l’équipe qui fait fonctionner ce produit unique en Amérique du Nord», se réjouissait la directrice principale en ventes, marketing et communications du Village Vacances Valcartier, Sandra Nadeau.

Organisée par l’Association de l’industrie touristique du Canada (AITC) la cérémonie récompense les entreprises qui se sont le plus démarqué au cours de l’année dans quatre catégories distinctes. Le prix de l’excellence en affaires compte la viabilité à long terme de l’entreprise et de sa stratégie, la satisfaction de la clientèle, l’innovation et le développement de produits parmi ses critères de sélection. «C’est une reconnaissance qui donne beaucoup de crédibilité au projet, en plus d’augmenter notre visibilité à l’échelle du pays et dans le monde», avait affirmé Mme Nadeau.

Un toit à 2M$ pour la patinoire de Saint-Gabriel-de-Valcartier

La Ville de Saint-Gabriel-de-Valcartier avait fait un cadeau de Noël en avance à ses citoyens lors de l’inauguration de son tout nouveau préau pour recouvrir la patinoire municipale. La deuxième phase du projet de 3,2 M$ de la municipalité devrait faire bien des heureux dans la Jacques-Cartier pour les années à venir.

Le préau dont la construction avait commencé au cours du mois de mai 2021 est majoritairement constitué de bois au niveau de la structure et surmonté d’un toit en tôle. L’ensemble est doté d’un grand système d’éclairage pour permettre la tenue de matchs amicaux et d’activités en soirée. «Le résultat est au-delà de nos attentes. C’est très bien conçu, la firme d’architecture WSP Canada a fait du très beau travail. On voulait inclure beaucoup de bois, parce que c’est une des richesses de la région et que ça permet à la patinoire de se fondre dans les environs», expliquait le maire de la municipalité, Brent Montgomery.

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