L'Autre Voix
10:33 29 mars 2022 | mise à jour le: 29 mars 2022 à 10:34 Temps de lecture: 5 minutes

L’utilité locale d’une députée fédérale

L’utilité locale d’une députée fédérale
Photo: Métro Média Julie Rose Vézina

Même si elle est députée fédérale, Caroline Desbiens s’investit à sa façon dans les dossiers locaux. Métro L’Autre Voix a fait avec elle le tour des dossiers qu’elle porte actuellement.

La députée de Beauport – Charlevoix – Côte-de-Beaupré, Caroline Desbiens, n’y va pas par quatre chemins quand vient le temps de s’assurer que l’argent prévu arrive au bon moment pour les projets structurants régionaux. «L’argent fédéral c’est de l’argent que l’on a déjà versé en impôts, ce n’est pas un cadeau. On est les gardiens de ça», assure-t-elle.

Elle s’implique donc dans les dossiers qui la préoccupent tel le quai de Saint-Laurent qui est propriété du fédéral, mais laissé à l’abandon. «L’Île voudrait en prendre possession et l’entretenir, mais il faudrait que le fédéral le restaure et le remette à niveau avant. Il pourrait y avoir tellement de projets avec ce quai pour petits bateaux. Ce pourrait être un lieu maritime attractif pour le tourisme de l’Île avec le parc maritime juste à côté», lance-t-elle.

Pour le moment, la municipalité de Saint-Laurent n’a pas de pouvoir puisque le quai ne lui appartient pas. «Saint-Laurent voudrait développer un lieu avec accès à l’eau, mais elle se frappe au fédéral qui a fermé la porte, alors moi j’essaie de dénouer ce dossier. Ce secteur est très joli et les accès à l’eau c’est aussi important pour les résidents que pour les touristes. Il faut convaincre le fédéral d’injecter quelques millions de dollars.».

Caroline Desbiens s’intéresse également à l’érosion des berges de l’Île d’Orléans, un problème majeur qui ne fait pas tant écho au gouvernement fédéral, selon elle. «Il faut insister et essayer de freiner l’érosion des berges et faire mieux comprendre le dossier au fédéral. Il faut analyser quelles mesures on doit prendre: plantation d’arbres ou d’arbustes avec de longues racines pour fixer le sol, enrochement, les deux?». Pour faire bouger ces dossiers, la députée joue sur ce qu’elle appelle sa force de collaboration. «Je suis une fille de consensus. Je vais vers les autres députés, je leur explique la magie du milieu et de ce que mes projets pourraient faire dans l’avenir, je les fais rêver à la limite. Donc ça les allume, parce que ce sont des humains!»

La députée s’efforce de faire de politique positive. «J’y arrive la plupart du temps et les dossiers avancent mine de rien. Là ils sont au courant de ce que je souhaite pour le quai de Saint-Laurent, de la volonté que l’on a», explique-t-elle en précisant qu’elle pousse ce dossier au comité de Pêche et Océan où les dossiers se discutent, et où les rapports sont ensuite soumis au gouvernement qui choisit de les financer.

«Ce que je voulais en me lançant en politique c’était pour atténuer le cynisme de la population. Je trouvais ça difficile de voir la population ne pas avoir confiance en la politique, parce que tout passe par là.»

Caroline Desbiens, Députée

Du côté de la Côte

Caroline Desbiens se dit présente à presque toutes les rencontres d’Alliance Affaires Côte-de-Beaupré pour être à l’affut de la réalité des gens d’affaires de la région. «Au bureau nous avons quelqu’un qui est spécialisé dans la recherche d’aide financière. Donc on a développé une acuité sensible au développement des affaires et au développement communautaire et dès qu’on voit que quelque chose émerge sur le terrain qui pourrait correspondre aux exigences d’un programme en place, on essaie d’orienter les gens pour que leur entreprise ajoute, par exemple, un certain critère qui pourrait leur ouvrir une fenêtre pour du financement», affirme-t-elle.

Le programme Horizon en développement numérique est bon exemple de ce que la députée peut faire pour aider les organismes localement. «On a appelé tous les clubs de fermières et les clubs d’âge d’or et on les a informés que c’était le temps de s’équiper en tablettes via le programme. Ils ont tous fait des demandes et on les a supportés. On est finalement allés chercher de grosses sommes avec ça», termine-t-elle en expliquant qu’elle espère que les gens voient à quel point les élus s’investissent au-delà de leur appartenance politique.

Mme Desbiens affirme que l’une de ses motions pour les ports de petits bateaux sera d’ailleurs bientôt à l’étude.

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Commentaires 1

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  • Richard

    Tellement important d’écouter la population, les renseigner, les conseiller et à l’occasion les aider out faire avancer leurs projets.
    Le Gouv c’est gros, loin, difficile à atteindre, incertain, seulement les riches peuvent en profiter, …. ce sont des perceptions nègatives générales pour les gens ordinaires …. et, les députés c’est pour couper les rubans devant la caméra, BRAVO de faire autrement.