Communauté
17:01 17 novembre 2018

Cesser la drogue grâce à l’organisme Portage

SOCIÉTÉ. Accompagner les toxicomanes dans leur bataille contre la dépendance, c’est la mission que s’est donnée l’organisme communautaire Portage, il y a plus de 45 ans. D’ailleurs, le 21 octobre dernier, avait lieu au Grand Théâtre de Québec la fête annuelle de la reconnaissance des diplômés des programmes de Québec, Saint-Malachie et du Centre de formation à l’emploi, afin de souligner les accomplissements de 206 finissants, dont fait partie Sarah-Ève Royer.

De gauche à droite : Camille, finissante de Portage; Cindy Chabot, directrice du programme résidentiel pour adolescents de Saint-Malachie et Sarah-Ève, finissante de Portage.

(Photo gracieuseté)

Âgée de 19 ans, la jeune femme de Saint-Émile a eu recours aux services et aux intervenants de Portage pendant environ six mois. C’est que le cannabis s’était immiscé dans sa vie alors qu’elle n’avait que 18 ans, devenant rapidement une priorité au quotidien.

«Je me sentais seule et j’avais l’impression que les gens m’appréciaient plus quand je fumais, alors cette drogue s’est intégrée à mon mode de vie. Je ne pouvais plus m’en passer», se souvient celle qui a décidé par elle-même d’aller chercher de l’aide auprès de l’organisme. Elle a donc passé une demi-année dans un centre résidentiel où elle suivait un plan de réadaptation à Saint-Malachie, auprès d’intervenants et d’adolescents de 14 à 18 ans aux prises avec des troubles de toxicomanie semblables.  

Pour Cindy Chabot, directrice du programme résidentiel pour adolescents de Saint-Malachie, ce sont les bienfaits de cette communauté thérapeutique et du soutien par les pairs qui guident les jeunes à se reprendre en main.

Un nouveau départ

Aujourd’hui de retour à la maison, Sarah-Ève affirme sortir grandie de cette expérience, où les conseils qu’on lui a transmis et les rencontres qu’elle a faites lui ont permis d’être mieux outillée afin de faire face au monde extérieur. «On m’a appris à m’aimer comme je suis, à augmenter ma confiance en moi pour trouver des moyens de ne pas rechuter», dévoile-t-elle avec maturité.

Elle qui a maintenant un mode de vie sain célèbrera sa première année de sobriété en décembre prochain, en plus de terminer son secondaire au printemps. Entourée de ses proches et d’intervenants clés dans son cheminement, elle a pu faire reconnaître, dans le cadre de la cérémonie, la fin de sa thérapie et ses efforts de maintien d’une vie positive.

«L’objectif, c’est vraiment de leur faire ressentir significativement toute la fierté qu’on a envers eux et de leur montrer que Portage s’avérait probablement l’une des plus grandes décisions de leur vie, mais sans doute l’une des plus importantes aussi», révèle avec optimisme Mme Chabot.

Emilie Pelletier


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