Société
15:23 25 septembre 2017

Une 2e expérience réussie pour les travailleurs de parc de Val-Bélair

JEUNESSE. La maison des jeunes de Val-Bélair a de nouveau tenté l’expérience d’avoir des travailleurs de milieu au parc de la Chanterelle. C’est une deuxième année où les méfaits ont été quasi inexistants.

Le coordonnateur Jean-François Bougie (gauche), en compagnie de son intervenant et travailleur de milieu, Samuel Falardeau.

(Photo TC Media – Geoffré Samson)

Le «spot à feu» du parc de la Chanterelle, à Val-Bélair.

(Photo TC Media – Geoffré Samson)

Bien que les problèmes liés à la consommation de substances prohibées ou réglementées soient encore bien présents, selon des intervenants de la région, les parcs sont des endroits privilégiés par cette clientèle. Le travailleur de milieu y a le rôle de créer des liens avec les adolescents et jeunes adultes qui fréquentent ces parcs. Ils le font sans pouvoir répressif et sans autorité. C’est un accompagnement amical et sain, résume Jean-François Bougie, coordonnateur de l’Escapade.

Cette année, un intervenant de la maison de jeunes de Val-Bélair occupe ce poste jusqu’à l’automne. « Le fait que ce soit un adulte connu du milieu, ça permet de renforcer le respect et la confiance mutuelle. Les jeunes osent moins le défier », explique le coordonnateur.

Aussi, l’organisme a fait installer un foyer extérieur (spot à feu) au parc de la Chanterelle. Cet aménagement a été accueilli positivement par la jeune clientèle, en 2016. M. Bougie explique que cela créé un endroit de rassemblement en soirée, ce qui évite le dispersement des gens dans le parc. Le « feu de joie » est en constante surveillance par le travailleur en devoir.

D’ailleurs, la Ville Québec a salué l’initiative de l’organisme et a déboursé la totalité des coûts liés au projet.

Ce type d’emploi existe aussi à Saint-Émile

Il cible une clientèle âgée de 12 à 17 ans, tandis que Val-Bélair s’adresse aussi aux jeunes adultes. Deux travailleurs sont engagés de mai à octobre, dans les parcs Réal-Cloutier et de la Grande-Oasis.

Les intervenants de Saint-Émile ont sensiblement les mêmes défis que le quartier voisin. Ils misent sur le respect des lieux afin que les jeunes créent un sentiment d’appartenance aux parcs. « Les jeunes consommateurs de drogues et d’alcool dans les parcs ne sont pas un phénomène en disparition », exprime le coordonnateur de la Maison des jeunes La Planke, Francis Soulard. Il explique qu’il a reçu des documents du gouvernement du Québec concernant l’encadrement lié à la légalisation de la marijuana. « Nous devrons nous adapter rapidement à cette nouvelle réalité », ajoute l’intervenant.

Selon les deux coordonnateurs, il est rare qu’un travailleur de parc demande l’intervention des policiers. Seulement en cas d’urgence. Ces intervenants ne veulent pas briser ce lien de confiance, expliquent les deux coordonnateurs. Ils s’entendent que la limite est très mince entre garder le silence et la dénonciation d’un acte répréhensible. « On peut respecter ce que le jeune fait (drogue, alcool, méfait), mais on ne cautionne pas l’action », confirme M. Bougie.

Travail de rue vs travail de parc

Le travailleur de milieu n’est pas un travailleur de rue. Ce dernier doit intervenir directement auprès des jeunes et adultes en difficulté, car il décèle leurs besoins spécifiques et fournit l’assistance nécessaire, explique M. Soulard. Il ajoute que les travailleurs de milieu, issus des maisons de jeunes de la région, agissent en revanche comme des surveillants de parc. Ils sont prêts à intervenir avec une approche pacifique auprès des utilisateurs. La présence de ces adultes aurait d’ailleurs un effet dissuasif auprès des jeunes.

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