Société
14:31 1 septembre 2017

La maison ancestrale de la Côte des érables dérange toujours

DÉMOLITION. Des résidents ont à nouveau fait part de leur mécontentement dans le dossier de démolition de la maison ancestrale située au 9045, rue de Grandmaison, dans l’arrondissement Neufchâtel. 

Par Geoffré Samson

La maison ancestrale au coin de la Côte des Érables et de Grandmaison, dans l’arrondissement Neufchâtel.

(Photo TC Media – Geoffré Samson)

En juin, le comité exécutif de la Ville de Québec a approuvé la demande de permis pour la démolition du 9045, de Grandmaison. La résidence située à l’entrée du secteur patrimonial de la Côte des Érables se trouve dans un état de délabrement important, un critère qui a pesé dans la recommandation faite par le comité local du patrimoine.

Le conseiller de l’arrondissement Neufchâtel, Jonatan Julien, en compagnie de citoyens.

(Photo TC Media – Geoffré Samson)

Or, les citoyens ont l’impression que rien n’avance depuis. « J’ai l’impression que la maison va s’effondrer bientôt. L’état lamentable est visible à l’œil nu », dit André Beaumont, qui est le voisin immédiat. Il ajoute que le responsable serait venu tondre le terrain, et aurait jeté l’herbe fraîchement coupée à l’intérieur de la maison.

Depuis son abandon, une entreprise en gestion immobilière a pris la responsabilité de la propriété. Lors du conseil d’arrondissement Les Rivières, un citoyen a mentionné qu’il avait appelé anonymement M. Lavoie afin d’avoir des détails concernant la vente. On lui aurait répondu « que la maison sera en vente pour seulement 3 mois, afin de tester le marché ». Le conseiller d’arrondissement, Jonatan Julien, était étonné par ces propos et a ajouté qu’il devra avant tout faire quelques vérifications.

André Beaumont, qui a un terrain adjacent à la propriété désaffectée, se dit sceptique à la volonté du gestionnaire, ce que ne partage pas son voisin. « Je ne savais pas qu’il y avait un conseil d’administration qui gérait cette propriété, je croyais que c’était un propriétaire unique », explique M. Pedley qui est positif suite à ces nouveaux renseignements.

«Offres sérieuses»

Rejoint au téléphone, Marc-Antoine Lavoie, qui représente l’entreprise gestionnaire, mentionne que le groupe aurait deux offres sérieuses « sur la table », mais il n’y a encore rien de signé. Il mentionne qu’il a une conscience morale et qu’il n’aurait aucun souci à débourser le 10 000 $ que coûtera le démantèlement.

Marc-Antoine Lavoie a assuré que le dossier sera réglé d’ici 2 semaines, soit la vente ou la décision de démolir les restes de la maison ancestrale.

La Rédaction


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