Société
13:32 9 mars 2015

S’adapter pour mieux répondre aux besoins des aînés

DÉMOGRAPHIE. La Haute-Saint-Charles fera face à un défi de taille au cours des 15 prochaines années en raison du vieillissement de sa population. Loretteville et Neufchâtel-Est sont les secteurs où la présence de personnes de 65 ans et plus sera la plus marquée.

«Pour Loretteville, le vieillissement est très inquiétant. C’est majeur, c’est ici que l’on retrouve le plus de personnes âgées», fait valoir l’organisateur communautaire au. CLSC de Jacques-Cartier du Centre de santé et de services sociaux (CSSS) de Québec-Nord, Michel Desrosiers.

Malgré la situation socioéconomique précaire dans Loretteville, les inquiétudes quant au quartier sont moins fortes en raison du tissu communautaire présent. «Il y a un filet social comparativement à Val-Bélair où ce n’est pas tissé aussi serré au niveau communautaire», ajoute-t-il.

À Neufchâtel-Est, des organismes sont implantés depuis bon nombre d’années. Le défi réside au niveau des services à domicile surtout rassemblés à Loretteville.

C’est d’ailleurs sur les organismes de l’arrondissement, les aidants et les services de santé que se fera la pression. Sur le territoire du CLSC de La Jacques-Cartier, le nombre d’aînés de plus de 65 ans passera d’ici 2031 de 9% à 21%, selon les prévisions démographiques du Centre de santé et services sociaux de Québec-Nord. «Il faut continuer à développer du soutien aux aidants. Ils seront sollicités de plus en plus», croit Michel Desrosiers en analysant les données.

Des habitations alternatives

Le portrait de La Haute-Saint-Charles des Habitats, milieu de vie et participation sociale des aînés: constats et perspectives, publié dans le cadre du Forum de l’Institut sur le vieillissement et la participation sociales des aînés de l’Université Laval, révèle une augmentation de 33% de la population de personnes âgées de 65 ans et plus dans l’arrondissement.

Une double problématique est rencontrée par certains aînés, soit la perte de leur autonomie et l’appauvrissement. Ainsi, les services d’habitation privés ne sont pas accessibles à tous. Plusieurs projets de logements sociaux ou subventionnés ont vu le jour un peu partout dans La Haute-Saint-Charles comme notamment l’édifice locatif des Habitations Château-d’Eau. «Ça a permis de gérer dans la communauté une partie du vieillissement de la population et d’offrir une alternative au privé», fait valoir M. Desrosiers. Ce dernier cite en exemple de nouveaux modèles d’habitation comme celui réunissant en Europe des étudiants et des aînés.

«Le vieillissement, selon moi, ce n’est pas à l’état de tout prendre. Il faut que ce soit une responsabilité partagée entre la ville, la communauté et le privé», conclut l’organisateur communautaire au. CLSC de Jacques-Cartier du Centre de santé et de services sociaux (CSSS) de Québec-Nord appelé à analyser la situation actuelle et future du vieillissement de la population dans l’arrondissement.

Des statistiques en bref

En 2006, les 60 ans et plus dans l’arrondissement de La Haute-Saint-Charles représentaient 13,8%.

65,5 % des personnes âgées de 65 ans et plus dans La Haute-Saint-Charles vivent dans des maisons individuelles. *Source: Habitats, milieu de vie et participation sociale des aînés: constats et perspectives

Pour en savoir plus, vous pouvez consulter les portraits: Portrait ici

L’Actuel, membre du Groupe Québec Hebdo

Isabelle Chabot


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