Société
17:40 11 juin 2015

Au secours des animaux sauvages

ORGANISME. Un vendredi de mai, Julie Dubé remontait le boulevard Henri-Bourassa lorsque, non loin de l’avenue du Zoo, elle a remarqué sept canetons au milieu de la voie de circulation, dont un grièvement blessé. À proximité, la maman, écrasée. La Charlesbourgeoise n’a fait ni une ni deux: elle a recueilli les orphelins dans sa voiture, pour ensuite les remettre à SOS Miss Dolittle, seul centre d’aide pour animaux sauvages de la région.

Julie Dubé ne connaissait pas l’existence de cet organisme avant sa bonne action. Lorsqu’elle est revenue à la maison avec sept bouches à nourrir, elle a contacté le ministère de la Faune pour savoir ce qu’elle pouvait en faire. On l’a finalement dirigée vers SOS Miss Dolittle, mis sur pied il y a un an par Jennifer Tremblay à Saint-Henri-de-Lévis.

Suivant sa mission, l’organisme a volontiers accepté d’accueillir les sept canetons, à la condition que Julie Dubé s’occupe de les y amener, faute d’effectifs pour offrir le transport. À son arrivée, elle a croisé une autre résidente de Charlesbourg qui venait déposer des bébés ratons-laveurs découverts dans son grenier.

Ce sont de tels petits animaux sauvages, orphelins ou blessés, qui peuvent trouver refuge à SOS Miss Dolittle. Sur place, ils seront soignés et nourris, le temps de les remettre sur pied pour les libérer en nature ou leur trouver une place appropriée. Les bébés canards de Julie Dubé, par exemple, éliront domicile dans une volière, à l’exception de celui qui, trop gravement blessé, a dû être euthanasié.

Grands besoins, petits moyens

«Si les gens savaient que ça existait, peut-être qu’ils seraient plus portés à s’occuper des animaux qu’ils trouvent», fait valoir celle qui s’est dite touchée par la mission que porte Jennifer Tremblay à bout de bras. Quoique, faute de moyens à la hauteur des besoins, la fondatrice de l’organisme a dû refuser une trentaine de ratons et écureuils ces derniers mois.

Aussi Julie Dubé s’est-elle offerte pour y consacrer quelques heures de bénévolat. Pour l’enseignante à l’école Trivent à Sainte-Brigitte-de-Laval, c’est là une façon de combler cet amour pour les animaux qui, ce jour-là de mai, l’a transformée en bonne Samaritaine. «J’ai comme une âme de sauveuse, si on peut dire!», illustre-t-elle en riant.

Sauvetage dangereux?

Mais il s’en trouve d’autres qui ont eu à s’en mordre les doigts, lui fait-on remarquer en revenant sur l’histoire de cette jeune femme qui a causé la mort d’un motocycliste et sa fille en arrêtant sa voiture sur l’autoroute pour secourir des canards. Dans une artère moins passante comme le boulevard Henri-Bourassa, le danger n’était pas comparable, nuancera toutefois Julie Dubé.

Du reste, elle a pu compter sur deux autres automobilistes qui, voyant la scène, lui ont prêté main-forte pour récupérer rapidement les canetons avant qu’un malheur n’arrive.

Depuis avril 2015, SOS Miss Dolittle a soigné…

12

ratons

8

canards

7

écureuils

4

roselins

3

corneilles

2

bécassines

1

lièvre

1

merle

Fonctionnant avec des moyens limités, SOS Miss Dolittle est toujours à la recherche de personnes prêtes à faire un don en temps ou en argent. Pour plus d’info: www.sosmissdolittle.com. On peut aussi observer les soins apportés aux animaux rescapés grâce à un système de caméra en direct: www.addikpet.com/qc-004.html

Québec Hebdo

Viviane Asselin


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