Société
16:55 6 février 2014 | mise à jour le: 6 février 2014 à 16:55 temps de lecture: 3 minutes

Comment ça va?

En cette Semaine de prévention du suicide, le Centre de prévention du suicide de Québec (CPSQ) lance le site allume.org, le premier d’une série d’outils élaborés dans le cadre du programme «Et moi? Comment ça va?». Le but: rejoindre les hommes de 35 à 49 ans en détresse, lesquels sont le groupe le plus touché par le suicide au Québec.

À visionner également: Lynda Poirier, directrice générale du Centre de prévention du suicide de Québec.

«Ce sont encore les hommes âgés de 35 à 49 ans qui décèdent le plus par suicide, confirme Lynda Poirier, directrice générale du CPSQ. Nous souhaitons qu’un jour, les hommes concernés allument sur l’aide qui leur est offerte: proches, amis, collègues, intervenants du milieu communautaire, professionnels de la santé, etc. Le site allume.org est un excellent moyen de les toucher directement, sans intermédiaire. C’est une première étape», précise-t-elle.

Témoignage d’un homme qui a connu la détresse

«Un outil formidable», croit Jacques qui, aux côtés de Dany et Dominique, a offert un témoignage devant les médias. Il y a six ans, a-t-il raconté, sa conjointe des 15 dernières années lui annonçait qu’elle le quittait; au même moment, son fils traversait une période difficile à l’adolescence et, à cela, s’ajoutaient des difficultés financières.

«Du jour au lendemain, tout ce que j’ai bâti, tout ce que j’ai mis en place, s’est écroulé comme un château de cartes. […] Je pensais que tout seul, comme homme, avec le bagage que j’avais en société, que j’allais tout régler tout seul, que j’étais un Superman, pis que je pouvais prendre ça en charge», a-t-il avoué. Mais bientôt, la dépression a envenimé ses idées suicidaires. Avant de passer à l’acte, il est finalement allé chercher de l’aide auprès de l’organisme Autonhommie.

Sur la pente remontante depuis, Jacques souhaite que la société fasse un examen de conscience relativement à cette problématique des hommes en détresse: «J’ai espoir qu’un jour, il va y avoir un volet préventif. Que nos jeunes, on va les éduquer de bonne heure pour leur dire que même si tu es un gars, tu as le droit d’aller chercher de l’aide, c’est sain d’aller chercher de l’aide, c’est bon pour toi, c’est bon pour les autres. Si on peut inculquer ça jeune, on va grandir avec ça, pis on va vraiment éviter beaucoup de drames comme ce qu’on a vécus ces dernières années», a-t-il conclu.

Membre du Groupe Québec Hebdo

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