Société
12:00 21 mars 2014 | mise à jour le: 21 mars 2014 à 12:00 temps de lecture: 3 minutes

Pétition pour faire de Québec une pionnière en gestion animale

Déplorant l’insuffisance des lois et normes existantes en matière de protection des animaux de compagnie, Joëlle Guillet lance une pétition pour inciter la Ville de Québec à devenir un modèle en réglementant sévèrement la vente de chats et chiens en animalerie.

La démarche de la résidente de Vanier s’intitule «Mettez fin à la vente de chiens et de chats en animalerie à Québec, excepté lorsqu’ils proviennent de refuges». Elle compte plus 1 500 appuis après une semaine. Lorsqu’elle aura atteint un soutien jugé suffisant, Mme Guillet entend porter sa cause devant le conseil municipal de la Ville de Québec au cours du printemps.

Une rencontre avec les fonctionnaires chargés de la gestion animalière l’a convaincue que les circonstances étaient favorables. La Ville de Québec revoit présentement les outils à sa disposition pour aborder cette problématique sur son territoire. Le moment est propice pour sensibiliser les élus afin de solutionner la surpopulation d’animaux domestiques abandonnés.

«Chaque année, des milliers de chats et de chiens sont euthanasiés dans les refuges de Québec. Pendant ce temps, les animaleries continuent de vendre des animaux non stérilisés provenant d’usines à chiots et à chats, dans lesquels les animaux sont souvent élevés dans des conditions pitoyables», souligne Joëlle Guillet, fondatrice de Voix Animale pour défendre cette cause.

Modèle à suivre

De l’avis de l’instigatrice de la pétition, la Ville de Québec aurait beaucoup à gagner en obligeant les animaleries à privilégier les animaux domestiques recueillis dans les refuges où ils sont stérilisés. «En plus d’agir comme une pionnière qui montre la voie aux autres villes de la région et de la province, la Capitale résoudrait grandement le problème de surpopulation de chats et chiens errants. De plus, en agissant par la voie réglementaire, l’opération se ferait à coûts nuls», soutient Mme Guillet.

Selon cette dernière, une initiative du genre contribuerait aussi à combler le retard gênant du Québec en matière de gestion de ses animaux de compagnie. «Toronto, Mississauga, Richmond et plusieurs autres villes du monde ont déjà interdit la vente de chiens et de chats en animalerie. Il est temps que les villes du Québec agissent de façon proactive pour le bien-être animal», insiste la propriétaire de deux chats, rappelant que les éleveurs responsables ne vendent pas en animalerie.

Joëlle Guillet se dit persuadée que la mentalité populaire a évolué. La préoccupation des gens envers les élevages intensifs, la surpopulation dans les refuges et les animaux errants est manifeste. Elle estime que réglementer les animaleries s’avère une partie importante de la solution à la portée des municipalités.

Pour appuyer cette cause, il est possible d’accéder à la page Facebook de Voix Animale, ou encore de signer la pétition ici.

 

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