Société
19:14 11 mars 2014 | mise à jour le: 11 mars 2014 à 19:14 temps de lecture: 3 minutes

En attendant de recevoir, Line Bélanger veut sensibiliser

«Ce n’est pas d’hier que j’y pense. Je ne sais pas pourquoi je n’ai pas commencé avant», mentionne Line Bélanger au sujet de son implication au niveau du don d’organes. En attente d’une greffe bipulmonaire, la Neufchâteloise souhaite sensibiliser la population à l’importance du consentement au don d’organes.

«Je vois qu’il y a beaucoup de gens qui ont travaillé fort avant moi», constate Mme Bélanger. À l’approche de la Semaine nationale du don d’organes et de tissus du 20 au 27 avril, Line Bélanger a voulu partager son expérience afin de faire sa part pour conscientiser les Québécois. [Lire Attendre de pouvoir vivre pleinement]

Elle est d’ailleurs encore plus motivée à la suite du dévoilement des nouvelles statistiques de Transplant Québec. La liste d’attente pour une transplantation en 2013 a diminué de 15%, une première en huit ans. En 2013, 503 personnes ont bénéficié d’une greffe grâce à 165 donneurs. Malgré ses bonnes nouvelles, plus de 1000 patients attendent comme Mme Bélanger. Parfois, certaines d’entre elles décèdent avant même de recevoir l’appel longtemps espéré. En 2013, 38 personnes ont vécu ce terrible sort.

Pourquoi est-ce complexe?

Les statistiques révèlent un progrès, mais pourquoi est-ce aussi complexe de sensibiliser la population? Seuls, les patients ayant subi un traumatisme du cerveau, dont un décès neurologique est constaté, peuvent être identifiés comme donneurs potentiels. Parfois, certains cas de décès cardiocirculatoire (DCD) peuvent l’être également.

Dans un second temps, il faut vérifier que la personne décédée a signifié son consentement ou dans d’autres cas, sa famille. Une fois le ou les organes analysés et proposés, les spécialistes doivent évaluer la pathologie du receveur afin de s’assurer que l’éventuel greffé soit le bon candidat.

Le taux de donneurs par million d’habitants est en moyenne de 15 à 17 au Québec alors qu’en Espagne, il atteint 36. Plusieurs raisons peuvent contribuer à expliquer la variation. Dans certains pays de l’Europe, le consentement présumé a été imposé. D’ailleurs, une pétition circule dans la province afin modifier la législation.

Le chef adjoint des services cliniques et responsable du bureau de Québec chez Transplant Québec, Sylvain Lavigne, émet un bémol cependant par rapport à ce fonctionnement. «Les refus des familles sont souvent liés au drame survenu», mentionne-t-il. Ainsi, Transplant Québec a plutôt opté pour faciliter l’inscription aux registres. «On pense que les gains à faire sont plus grands comme ça. La clé, c’est que la famille sache la volonté de la personne», conclut M. Lavigne.

Trois façons de consentir au don d’organes

-En signant la carte d’assurance maladie

-En s’inscrivant au registre des consentements au don d’organes et de tissus de la Chambre des notaires du Québec

-En adhérant au registre de la Régie de l’assurance maladie du Québec (RAMQ)

Pour en savoir plus: http://www.signezdon.gouv.qc.ca/index.php?accueil-sansjs

L’Actuel, membre du Groupe Québec Hebdo

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