Société
19:11 11 mars 2014 | mise à jour le: 11 mars 2014 à 19:11 temps de lecture: 3 minutes

Attendre de pouvoir vivre pleinement

Line Bélanger passe une bonne partie de sa journée entre les quatre murs de son appartement. Sa santé ne lui permet plus de sortir aussi régulièrement qu’elle le souhaite. En attente d’une greffe bipulmonaire depuis deux ans et cinq mois, la résidente de Neufchâtel-Lebourgneuf rêve au jour où elle pourra vivre pleinement sa vie.

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Depuis la fin de l’automne, elle sait que le jour de la greffe est de plus en plus proche. «Je suis en mode pause. J’ai hâte d’appuyer sur le bouton Démarrer», confie-t-elle. Mme Bélanger a une maladie pulmonaire obstructive chronique, le diagnostic est tombé il y a 12 ans. Les années ont passé, ses poumons se sont dégradés et sa capacité pulmonaire également. Line Bélanger a de plus en plus besoin de son concentrateur d’oxygène, un appareil auquel elle doit être branchée à l’aide d’un tube relié à une canule nasale.

«Il ne se passe pas grand-chose», répond-elle questionnée sur son quotidien. Après le déjeuner et les exercices, c’est le moment de récupérer. La femme de 52 ans voit ses énergies diminuer plus que la journée avance. Les sorties sont rares et recharger les batteries prend davantage de temps après une activité.

«Quand j’ai laissé mon emploi il y a huit ou neuf ans, c’est là que j’ai commencé réellement à voir que la maladie apporte son lot de négatif», explique celle qui a dû cesser le sport et sortir le fauteuil roulant pour les déplacements plus ambitieux. Son entourage effectue ses courses et la cuisine devient de moins en moins facile. Lorsque Mme Bélanger utilise son concentrateur d’oxygène, elle ne peut travailler près des sources de chaleur comme la cuisinière. «On devient dépendant, c’est horrible pour moi», fait-elle remarquer.

En 2012 selon les statistiques de Transplant Québec, le temps moyen d’attente pour les patients espérant une greffe pulmonaire est de deux ans. Depuis que Line Bélanger a franchi ces deux ans d’attente, elle commence à rêver à sa nouvelle vie même si elle sait qu’une fois l’opération complétée, il s’agira d’une lutte continue pour sa santé. D’ici là, elle poursuit ses exercices afin d’être prête lorsque le téléphone sonnera.

Saviez-vous que …

-À la fin de 2013, 1047 personnes attendaient pour recevoir un organe.

-Seulement 1% de tous les décès survenant en centre hospitalier pourront être considérés comme donneurs d’organes potentiels.

-Un seul donneur d’organes et de tissus peut sauver ou améliorer la qualité de vie de 30 personnes en attente.

*Statistiques de Transplant Québec

 

L’Actuel, membre du Groupe Québec Hebdo

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