Société
18:07 28 juillet 2014 | mise à jour le: 28 juillet 2014 à 18:07 temps de lecture: 3 minutes

L’homme derrière la broue

PROFESSION. Elle se nomme «une broue» ou une «bonne frette». Elle se boit dans un verre, à la bouteille ou en canne. La bière, notamment celle de microbrasserie, gagne en popularité d’année en année. Du même coup, la profession de brasseur a le vent dans les voiles en devenant plus demandée au Québec. L’Actuel a rencontré Maxim Moisan, le brasseur de la Voie Maltée à Vanier, afin d’en savoir plus au sujet de son emploi.

Ce n’est pas par hasard si le jeune homme œuvre dans le milieu brassicole. Il a longtemps brassé sa propre bière chez lui. «Il n’y a pas tant de cours au Québec. Près de 90% des travailleurs sont des brasseurs amateurs qui produisaient à la maison», raconte-t-il.

Parce que sous la broue, il y a de la science et de la chimie, Maxim Moisan a complété un baccalauréat en microbiologie ainsi qu’une maîtrise à l’Université Laval. «Ça m’a permis d’améliorer ma formation», poursuit-il. Avec des collègues de classes, il a recréé le groupe Ulav’Ale, une bière commercialisée dans le cadre du projet Microbroue. Alors que la semaine, il avait la tête dans les livres. La fin de semaine, il a développé ses propres recettes brassicoles et acquis de l’expérience. Pendant un été, Maxim Moisan s’est également rendu en Belgique où il a effectué un stage à la brasserie d’Achouffe en contrôle de la qualité.

La profession de brasseur

«Ça va devenir de moins en moins des brasseurs autodidactes. Je crois qu’il va y avoir de plus en plus de scientifiques qui vont devenir brasseurs. Les gens voient de plus en plus l’opportunité de carrière», croit-il. L’emploi nécessite des aptitudes diversifiées. Il demande des connaissances en gestion, une forme physique pour l’étape de brassage, un volet créatif afin d’inventer de nouvelles recettes et le contrôle de qualité qui se rattache aux connaissances scientifiques.

Alors que l’arrivée de la Voie Maltée à Vanier est encore récente, les responsabilités de la production de la bière devraient changer de main à moyen terme. «L’an prochain, une usine de production La Voie Maltée va ouvrir à Jonquière. Je vais travailler au Saguenay. Ça fait de l’avancement pour moi», se réjouit-il. Une Microbrasserie industrielle de La Voie Maltée naîtra dès l’automne prochain.

Les étapes de production

Maltage et brassage

Fermentation

Maturation

Filtration

Carbonatation

Pour en savoir plus: http://www.lavoiemaltee.com/nos-bieres/

 

 

L’Actuel, membre du Groupe Québec Hebdo

Articles similaires

Commentaires 0

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *