Société
16:29 9 avril 2016 | mise à jour le: 9 avril 2016 à 16:29 temps de lecture: 3 minutes

Une ruche dans sa cour pour la bonne cause

APICULTURE URBAINE. Alors qu’Alvéole s’apprête à étendre ses services d’apiculture urbaine de Montréal à Québec, une entreprise locale lève la main pour signaler sa présence dans le milieu depuis un an. Populaires, les ruches en ville? «Oh oui!» répondent sans hésiter nos deux Artisans de la ruche, tuant dans l’œuf le scepticisme de la question. Et la récolte de son propre miel n’est pas nécessairement la principale raison de cette ferveur.

«Il y a beaucoup de curieux. Il y a des gens qui veulent du miel à la maison. Mais il y a surtout des gens qui trippent sur l’environnement, qui veulent poser un geste pour sauver les abeilles – avoir une ruche va avoir peu d’impact sur la survie des abeilles, on s’entend, mais ça permet de sensibiliser à la cause», fait valoir Patrick Nadeau. Cette cause, c’est celle d’un déclin accéléré des colonies, en marche depuis une bonne vingtaine d’années, que l’on attribue notamment aux pesticides, à la pollution et à des virus.

Pour Patrick Nadeau, sa propre sensibilité aura d’ailleurs été le plus court chemin entre sa pratique de médecin vétérinaire et la formation d’apiculteur qu’il ira suivre au collège d’Alma. «Je cherchais à mettre mes connaissances en santé animale au service de la protection de l’environnement.» Quelque 1000 heures plus tard, le voilà diplômé et soucieux de mettre son expertise à contribution.

Services personnalisés

Les Artisans de la ruche, qu’il fonde alors à Charlesbourg avec sa conjointe Anna Boldyreva, ce sera d’abord une production artisanale de miel mise en marché en 2015. Premiers pas qui les mènent maintenant à offrir des services d’accompagnement aux particuliers et aux entreprises en matière d’apiculture urbaine, afin que les ruches en ville ne soient pas seulement une question de popularité, mais aussi de succès. «Il y a des gens qui installent des ruches, mais qui ne savent pas comment s’y prendre et qui perdent leurs abeilles», illustre Patrick Nadeau.

Des questions préliminaires à l’extraction du miel, en passant par l’acquisition de matériel et le fonctionnement de la ruche, le couple d’entrepreneurs répondra ainsi aux besoins exprimés par les clients dans le cadre de visites à domicile. «Notre but, c’est que les gens deviennent des apiculteurs amateurs autonomes», souhaite le médecin vétérinaire.

Québec, capitale du miel?

Patrick Nadeau va jusqu’à prêter aux ruches urbaines un rôle à jouer dans l’étalement résidentiel, car c’est là une façon d’avoir son coin de campagne sans quitter les quartiers centraux. Pour autant, loin de lui l’idée de transformer Québec en capitale du miel; les ambitions du couple sont à la remorque de ses valeurs. «On ne veut pas des milliers de ruches à Québec, et on ne veut pas le faire de manière anarchique. On veut prendre le temps avec chaque personne», arguent-ils de concert.

Cela, pour s’assurer de bien veiller sur la santé des abeilles. Aussi visent-ils, à terme, l’accompagnement d’au plus une trentaine de ruches par saison, et le même nombre pour la production des Artisans de la ruche.

Expertise des Artisans de la ruche

– Où installer sa ruche?

– Quelles sont les règles du ministère de l’Agriculture, de la Pêcherie et de l’Alimentation?

– Comment préparer puis s’occuper de sa ruche?

– Comment éviter l’essaimage des abeilles?

Les Artisans de la ruche seront présents aux portes ouvertes de la ferme Bédard et Blouin (2157, boulevard Louis-XIV), le 1er mai. Pour plus d’info: http://www.artisansdelaruche.com

Québec Hebdo

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