Société
13:00 5 juin 2018 | mise à jour le: 5 juin 2018 à 13:00 temps de lecture: 3 minutes

Clinique médicale Val-Bélair: un service sans rendez-vous offert

Le ministère de la Santé et des Services sociaux et le CIUSSS autorisent la clinique médicale de Val-Bélair à offrir le service sans rendez-vous (SRV) à la population de La Haute-Saint-Charles.

Cette clinique propose maintenant le service sans rendez-vous

Photo Métro Média – Alain Couillard

Ce service est déjà proposé à la population sept jours par semaine sur les plages horaires allant de 8h00 à 21h00 du lundi au vendredi, et de 8h00 à 12h00 la fin de semaine et les jours fériés. La Dre. Sophie Claude précise que la clinique Val-Bélair faisait partie du programme clinique réseau Québec depuis sa création, mais le gouvernement y a mis fin le 28 avril pour en transformer en Groupe de médecine de famille réseau (GMF-R).

L’équipe de Val-Bélair s’est rapidement rendu compte qu’elle ne pouvait rencontrer les objectifs d’horaires exigés pour les super cliniques, soit offrir un service sans rendez-vous à raison de 12 heures par jour.

Manque de médecins

Sophie Claude ne s’en cache pas, la retraite de médecins et le manque de la relève sont criants. «Nous avons l’autorisation d’être une super clinique, mais nous n’avons pas assez de médecins pour y arriver.»

On dénombre 15 médecins répartis dans trois cliniques : Val-Bélair, Valcartier et Sainte-Catherine. «Ce n’est pas suffisant, car nous avons 30 000 patients d’inscrits soit le maximum autorisé par le ministère.»

Elle souligne que le Réseau MAclinique, situé sur le boulevard Lebourgneuf, a attiré de nombreux médecins qui auraient pu combler le manque d’effectif en périphérie de Québec. «Il y avait moins de relève de disponible pour nous. On dénombre généralement, dans un Groupe de médecine de famille réseau (GMF-R), une quarantaine de médecins.»

La Dre. Claude note que tous les médecins de famille, qui exercent dans le cadre du régime d’assurance maladie du Québec, sont soumis à l’Entente particulière relative au respect des plans régionaux d’effectifs médicaux (PREM). Pour La Haute-Saint-Charles, trois médecins ont été autorisés. Un autre a été mis en priorité à l’urgence Chauveau, afin d’éviter une répétition des découvertures qui se sont produites l’an dernier et un médecin, qui revient des régions, est affecté au secteur de Sainte-Catherine.

Elle concède qu’une partie de cette pénurie peut provenir du fait que plusieurs médecins délaissent le public et vont vers le privé.

Retraites

«Le manque d’effectifs médicaux s’accentuera au cours des 24 prochains mois», constate Sophie Claude. Un médecin prendra sa retraite en juillet à Sainte-Catherine (1800 clients) et un autre le sera en janvier 2019 (3000 clients), «il a 70 ans et il n’arrive pas à s’arrêter.» Elle note que ce médecin ne vient pas aux cliniques sans rendez-vous puisqu’il a toujours fait de l’obstétrique. Trois praticiens de la clinique de Val-Bélair prendront leur retraite l’an prochain et un départ est prévu à Neufchâtel pour la même période.

Avec tous ces départs, rappelle la docteure, 17 000 clients se retrouveront sans médecin de famille et s’ajouteront à ceux déjà inscrits au guichet. «On a eu des entretiens avec le ministère et le député, car cela fait plus d’un an qu’on soulève ce problème.»

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