Société
18:57 17 septembre 2015 | mise à jour le: 17 septembre 2015 à 18:57 temps de lecture: 3 minutes

Transport d’organes: la Sûreté du Québec se joint à la chaîne de survie

SANTÉ. Le transport en urgence des organes humains peut compter sur un nouveau collaborateur dans la région de la Capitale-Nationale. Le détachement local de la Sûreté du Québec se joint en effet à celui de la Gendarmerie royale du Canada (GRC) et le Service de police de la Ville de Québec (SPVQ) pour sauver des vies.

Approchée il y a quelques mois par l’Association canadienne des dons d’organes (ACDO), la Sûreté du Québec compte déjà une quarantaine de transports à son actif, a fait savoir le capitaine Guy Tremblay. Depuis juin, c’est une cinquantaine de bénévoles qui ne se sont pas fait prier pour jouer un rôle dans la chaîne de survie.

«Quand on devient policier, dans notre mission, dans notre for intérieur, ce qu’on veut, c’est sauver des vies d’abord et avant tout, a justifié le capitaine Tremblay. [Le transport d’organes,] ça fait partie de cette mission-là. […] C’est gratifiant. C’est un événement qui est triste dans la vie de certaines personnes, mais pour d’autres, ça fait une différence très importante.»

Un maillon essentiel de la chaîne

Chez Transplant Québec, on se réjouissait évidemment de l’arrivée de ce nouveau collaborateur qui permettra, de concert avec le SPVQ et la GRC, de mieux desservir la région. Sylvain Lavigne, responsable du bureau de Québec, estime que «grâce à l’ACDO et ses généreux policiers, le Québec est l’un des rares endroits dans le monde où on peut assurer le transport du personnel médical et des organes de façon aussi efficace et sécuritaire – deux éléments essentiels à la réussite de la transplantation».

Ce que, d’ailleurs, est venu confirmer Jean-François Labrie, qui a trouvé un second souffle grâce à une greffe du cœur. Pour lui qui doit sa vie à quelqu’un qui a consenti au don d’organes, le transport, «c’est tout aussi important que le don». Offrant un témoignage de sa propre expérience, il s’est dit particulièrement touché par la dimension bénévole de l’engagement. «Les gens le font par conviction, parce qu’ils ont le goût de le faire.»

Cette participation volontaire, c’est la raison pour laquelle la collaboration de la Sûreté du Québec revêt une importance pour les autres corps policiers qui agissent sur le terrain depuis plusieurs années. Au dire du gendarme Philippe Gravel, de la GRC, «on s’en va vers une année record pour les transports d’organes – et pour les dons d’organes aussi. Étant donné que nos policiers sont bénévoles, ça va nous enlever un petit peu de poids sur les épaules.»

Depuis 1987, l’Association canadienne des dons d’organes, c’est…

1 647 220km

distance parcourue

27 900 heures

en conduite d’urgence

19 000

transports d’organes, de tissus et d’équipes médicales

11 corps policiers

à travers le Québec

Québec Hebdo

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