Politique
23:45 17 novembre 2014 | mise à jour le: 17 novembre 2014 à 23:45 temps de lecture: 3 minutes

Dépôt de la nouvelle cartographie des zones inondables

AFFAIRES MUNICIPALES. La Ville de Québec dépose ce lundi, au conseil municipal, la nouvelle cartographie des zones inondables et à risque d’inondation, qui porte à quelque 2000 le nombre de propriétés concernées. Elle obtempère ainsi – mais à contre-cœur – aux plus récentes exigences formulées par le ministère de l’Environnement, en particulier dans le cas de la rivière Lorette.

La nouvelle carte inclut certaines portions des rivières Lorette, Saint-Charles, du Cap-Rouge, Beauport, du Berger, des Sept-Ponts et des Commissaires. Si seule la première représente un cas extrême, le risque induit par les autres cours d’eau en appelle tout de même à des mesures pour se prémunir contre d’éventuelles inondations. Des 2000 propriétés affectées par les zones inondables dans cette nouvelle cartographie, la moitié se trouvent près de la rivière Lorette.

«Les cartes qui seront déposées représentent le pire des scénarios, mais nous ferons tout en notre pouvoir pour réviser à la baisse les critères retenus [par le ministère de l’Environnement] pour cette cartographie afin de sortir le plus grand nombre possible de citoyens des zones et potentielles zones inondables», a fait savoir Régis Labeaume dans un point de presse précédant le conseil.

Bras de fer avec le gouvernement provincial

Car voilà, au dire du maire, le ministère de l’Environnement aurait fait volte-face à l’automne en ne reconnaissant plus la valeur des travaux de 50 M$ planifiés pour rehausser les berges de la rivière Lorette et soustraire ainsi des propriétés aux zones identifiées comme inondables. Devant ce changement de cap, la Ville de Québec avait pris pour parti de repousser l’adoption de la nouvelle cartographie des zones inondables mais, à défaut de s’y conformer d’ici au 31 décembre, elle s’expose à des sanctions pécuniaires pouvant dépasser le million de dollars, a-t-elle été récemment avertie par le ministère de l’Environnement.

L’administration municipale fait donc un premier pas en déposant cette nouvelle cartographie – qui, à ce stade-ci, «n’a pas de force de loi», a précisé Julie Lemieux, vice-présidente du comité exécutif, mais qui répond à un souci de transparence afin d’informer les citoyens pour qu’ils puissent faire des choix éclairés.

M. Labeaume n’entend toutefois pas lâcher le morceau: «Toute cette situation est un non-sens. Il est impératif que le ministère revoit sa position et accepte de réviser la carte une fois les travaux correctifs nécessaires effectués afin de ne pas hypothéquer le patrimoine de nombreuses familles de Québec et de L’Ancienne-Lorette», a-t-il martelé en avouant aller chercher gain de cause auprès de l’entourage du premier ministre.

Délai pour la rivière Lorette?

Dans l’intervalle, quel sort attend les travaux prévus sur la rivière Lorette? L’ambivalence de la situation «fait en sorte de nous mettre dans une position difficile pour la suite des travaux», a admis Jonatan Julien, vice-président du comité exécutif, en refusant pour l’heure de se prononcer davantage.

Tous les détails et les définitions des zones inondables sont accessibles sur la carte interactive: carte.ville.quebec.qc.ca.

Membre du Groupe Québec Hebdo

À plusieurs endroits sur l’avenue Notre-Dame, à l’approche de Jean-Gauvin, les débordements de la rivière Lorette couvrent entièrement la chaussée. (Photo TC Media – François Cattapan)

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