Politique
14:56 15 septembre 2013 | mise à jour le: 15 septembre 2013 à 14:56 temps de lecture: 5 minutes

Richard Côté: à l’aube d’une nouvelle vie

Il pensait au départ apporter sa contribution trois ou quatre ans. C’est finalement 18 années que Richard Côté a passé aux villes de Vanier et de Québec. Son constat: l’expérience a été riche, chargée par période et gratifiante. L’élu vaniérois et vice-président du comité exécutif compte maintenant prendre un autre rythme de vie.

«J’avais toujours dit que je ferais de la politique», confie M. Côté. Très jeune, il écoutait son grand-père discuter des bleus contre les rouges. «Ça m’impressionnait de les écouter parler. C’était un monde spécial. Dans ce temps-là, c’était comme Canadiens/Nordiques», se souvient Richard Côté.

«Quand tu fais un mandat, c’est comme si tu n’as pas réalisé ce que tu aurais voulu faire», explique-t-il. À l’époque, l’aménagement d’une bibliothèque était dans les cartons pour la Ville de Vanier. Ce dossier constitue d’ailleurs un de ses projets importants ayant vu le jour après la fusion avec Québec.

Grâce à l’appui de la députée péquiste, Diane Barbeau, et le maire de Québec de cette période, Jean-Paul L’Allier, Vanier a eu sa bibliothèque. «J’étais dans l’opposition quand M. L’Allier était au pouvoir. Il avait aussi des bibliothèques à mettre en place. Je devais convaincre M. L’Allier de l’importance. C’était un jeu de coulisses», raconte le conseiller municipal de Vanier.

L’arrivée de la piste cyclable sur le boulevard Pierre-Bertrand est un gain important pour Richard Côté. Après une dizaine d’années, le projet aboutit afin de relier le Corridor des cheminots au centre de la ville, Vanier. «Il reste toute la phase du haut à faire, admet-il. Je savais très bien qu’en faisant ce segment, ça ouvrirait la porte à la phase trois. Ils n’auront pas le choix de la faire.»

Cinq mandats complétés: 1995, 1999, 2001, 2005, 2009. Richard Côté a eu son lot d’élections et de chefs. Il a siégé sous Robert Cardinal, Andrée P. Boucher, Régis Labeaume et aussi comme indépendant à une certaine période. Il a été le seul à être élu au sein de l’équipe de Marc Bellemare, Vision Québec. «Ils disent qu’il ne faut jamais dire ça, mais moi, j’avais toujours dit: je vais me présenter en politique une seule fois. Si je perds, jamais je ne vais me représenter. Je n’ai jamais été battu, mais honnêtement, j’écarte la politique. Non, c’est terminé. Je veux faire autre chose. Je suis content de l’avoir faite par contre», poursuit M. Côté.

Recommencer sa vie

En décembre, il songeait à son futur professionnel. À 50 ans, il s’agissait du bon moment pour faire le saut. Au printemps, la nouvelle a été annoncée publiquement et depuis, il ouvre l’œil et écoute les offres. «C’est une grosse décision parce que j’aime ça, j’adore ça faire de la politique, mais d’un autre côté, tu fais que travailler. Tu ne vis plus», précise-t-il.

La recherche d’emploi est enclenchée. «C’est assez spécial parce que l’on parle Québec, de l’emploi à Québec, mais dans ce que je recherche, c’est sûr que c’est assez spécifique, mais l’opportunité est plus vers l’extérieur», explique celui qui souhaite se diriger dans la gestion. Il adore vivre à Québec. Il compte résister. Cependant après janvier, un déménagement pourrait être envisagé.

Une expérience gratifiante

Le rôle de vice-président au comité exécutif a placé l’élu sous les projecteurs à de nombreuses reprises depuis 2005. «François Picard et moi, on a tellement été médiatisé que le monde nous reconnaît partout, mentionne-t-il. Je vais à l’épicerie, je vais au dépanneur ou mettre de l’essence. Depuis notre annonce, tout le monde nous dit: «Vous nous faites de la peine, je ne peux pas croire que vous vous en allez». On l’entend régulièrement. C’est le fun de voir la réaction de la population. Quitter en politique et que les gens t’aiment, c’est rare.»

Alors que de nombreux dossiers l’accaparaient à l’hôtel de ville comme l’amphithéâtre et les négociations de conventions collectives lors du dernier mandat, il a dû manquer certaines activités vaniéroises. «Même si les gens comprenaient, ça me dérangeait un peu», conclut-il valoir. Malgré les tâches incombant du conseil exécutif, Richard Côté croit avoir réussi à assurer une présence adéquate auprès des Vaniérois.

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