Politique
16:24 16 mars 2016 | mise à jour le: 16 mars 2016 à 16:24 temps de lecture: 2 minutes

Eau potable: «Il faut se soigner nous-mêmes avant de soigner les autres», dit Yvon Bussières

EAU POTABLE. Pour être aussi «exemplaire» en matière de protection des bassins versants que l’entend Régis Labeaume, le chef par intérim de Démocratie Québec est d’avis qu’il faut prendre des moyens immédiats.

Yvon Bussières de Démocratie Québec. (Photo TC Media)

Le règlement de contrôle intérimaire (RCI) pour la protection de l’eau potable, adopté mardi par la Communauté métropolitaine de Québec CMQ, n’est pas suffisant, croit Yvon Bussières. Au-delà de planifier le futur, le chef est d’avis qu’il faut réparer également le passé, ce en commençant par le territoire de Québec.

Le règlement de 2016 vise à empêcher une aggravation de la problématique, mais «ce qui contamine le lac [Saint-Charles] est encore là, c’est-à-dire les fosses sont encore là», illustre l’élu. Yvon Bussières s’appuie sur un rapport produit en 2014 par la firme Roche pour souligner la présence de zones de contamination dans certains secteurs de Québec, entre autres à Lac-Saint-Charles. «Il faut se soigner nous-mêmes avant de soigner les autres», martèle-t-il.

Le règlement de 2010 n’a donné selon lui aucun effet: les actions n’ont pas été mises en place. «Qu’est-ce qu’on a fait les dernières années entre 2010 à aujourd’hui? Qu’est-ce que vous avez fait M. le maire depuis 2010 sur notre propre territoire?, questionne Yvon Bussières, parce qu’on est, la ville de Québec, un facteur important de la contamination».

Pour mettre en œuvre des mesures pour le bâti existant, le chef propose qu’on règlemente. Des sommes pour les infrastructures pourraient être ajoutées au programme triennal d’immobilisations (PTI) entre autres pour décontaminer les sols et remettre aux normes les fosses septiques existantes sur le territoire de Québec. Densifier les secteurs non problématiques serait également à considérer selon lui. Plus de 700 constructions ont été autorisées dans les bassins versants depuis 2011, déplore le chef.

En mêlée de presse, mercredi, le maire de Québec et président de la CMQ, Régis Labeaume a été avare de réactions, se contentant de dire qu’il allait de soi que l’opposition apporte des critiques.

Sur le même sujet: Eau potable: Volte-face de la CMQ

Québec Hebdo

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