Économie
16:00 3 août 2018

Praline et Chocolat: vivre sa passion jusqu’au bout

Ludovic Vault et Mélanie Dion, deux passionnés de pâtisserie, ont investi temps et argent pour ouvrir Praline et Chocolat dans le secteur Saint-Émile. Le couple, qui propose ses produits locaux au Marché du Vieux-Port depuis 2005, n’ira pas s’installer dans le futur Grand Marché.

En 2015, Ludovic Vault a mérité le titre de Chef pâtissier de l’année remis par la Société des chefs de Québec

Photo Métro Média – Alain Couillard

«Le jour où nous avons appris que le Marché du Vieux-Port allait déménager dans le Pavillon du commerce sur le site d’ExpoCité, dans La Cité-Limoilou, nous avons recherché une alternative», se souvient Ludovic Vault.

«On passait souvent devant cette boulangerie, à Saint-Émile, et j’avais eu un coup de cœur pour le site il y a six ans.» En 2015, le couple achète le bâtiment et installe son bar laitier. Il conserve la boulangerie-pâtisserie du village détenue, depuis 15 ans, par Benoît Richard qui devient locataire.

Natif de La Roche, dans la région Poitou-Charentes en France, Ludovic Vault est établi au Québec depuis 2003. Il a démarré l’entreprise à Château-Richer. «Mélanie et moi avons retapé le garage en 2005, situé à côté de la résidence, pour le transformer en pâtisserie. Cela nous a permis d’installer un laboratoire de production pour ensuite la vendre au marché du Vieux Port», précise M. Vault.

Au fil du temps, les résidents de Château-Richer sont devenus clients puisqu’un espace de vente a été créé à même le site de production. «On a une équipe à qui nous avons dû nous fier entièrement, car nous avons trop de travail, surtout à cause de la pénurie de main-d’œuvre.» En février, il commençait d’importants travaux de rénovation dans l’ancienne boulangerie afin d’ouvrir la pâtisserie ce printemps.

La main-d’œuvre

Le manque de passion en pâtisserie expliquerait, en partie, la pénurie de main-d’œuvre dans ce domaine, explique Ludovic Vault. «C’est ce que je ressens au point que je suis obligé de recruter des travailleurs en France. C’est malheureux, mais c’est la réalité. Je suis rendu à cinq personnes embauchées depuis cinq ans.»

Inscrit sur un site professionnel pour la recherche de travailleurs étrangers, le pâtissier avoue réaliser ses entrevues d’embauche par Skype. L’un des employés, arrivé il y a trois mois, a terminé le 4e meilleur apprenti de France en pâtisserie. «C’est une chance de l’avoir avec nous.»

M. Vault précise que la relève québécoise, en général, ne veut pas travailler ni les soirs ni les fins de semaine. L’entrepreneur ajoute que le problème de la main-d’œuvre est tellement important que sa compagne, Mélanie Dion, a pris un congé sans solde en avril pour travailler avec lui.

Le bâtiment a été acquis par le couple il y a trois ans.

Photo Métro Média – Alain Couillard

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