Économie
16:52 21 mai 2015

Restructuration des Carrefours jeunesse-emploi: départ au ralenti pour Charlesbourg-Chauveau

PROTOCOLE. Depuis le 1er avril, les Carrefours jeunesse-emploi (CJE) ont réorienté leur mission pour concentrer l’essentiel de leurs efforts (70%) sur les jeunes prestataires de l’aide financière de dernier recours ou admissibles à l’assurance-emploi. Quelque deux mois après la mise en place de cette nouvelle entente de service avec le ministère de l’Emploi et de la Solidarité sociale, quel est l’impact sur le terrain pour le CJE Charlesbourg-Chauveau?

«C’est bien parti, mais ça part lentement», résume le directeur, Serge Duclos. En six semaines, l’organisme a traité 22 dossiers, dont 6 ont été référés par Emploi-Québec. Mais on est loin des 52 clients par mois que le CJE doit rencontrer s’il veut atteindre l’objectif fixé par le nouveau protocole, qui indique 786 jeunes en 15 mois.

Une cible que M. Duclos juge «relativement réalisable», si on se fie aux 600 personnes qui fréquentaient bon an mal an les locaux du Carrefour – si ce n’est que les 3/4 n’étaient pas prestataires. Maintenant que ne sont plus admissibles les jeunes employés qui souhaitent améliorer leur situation précaire et les travailleurs qui veulent réorienter leur carrière, le CJE Charlesbourg-Chauveau compte beaucoup sur le référencement pour répondre aux attentes – et, ce faisant, maintenir son financement.

À ce titre, Serge Duclos refuse de jeter la pierre à Emploi-Québec, avec qui la collaboration «est très bien amorcée», insiste-t-il. Les deux entités travaillent ainsi actuellement à mettre en place un référencement plus systématique. Et le CJE a également sa part de responsabilité pour recruter plus de clients répondant aux conditions: «On n’a pas beaucoup de moyens pour promouvoir nos services auprès des jeunes, convient le directeur, mais il faut qu’on travaille ce volet-là.»

Phase d’adaptation

Dans le cadre de la nouvelle entente qui privilégie les services d’aide à l’emploi, le service d’orientation scolaire et professionnel que délivrait auparavant le CJE Charlesbourg-Chauveau ne fait plus partie de l’équation. «L’exclusion la plus significative pour nous, par rapport à ce qu’on faisait avant, c’est que les jeunes qui travaillent plus de 30h par semaine ne sont plus admissibles à nos services», mentionnera à cet effet Serge Duclos.

Sans être laissés en plan, ceux-là auront été aiguillés vers les ressources appropriées depuis avril, que ce soit du côté des projets en cours au CJE Charlesbourg-Chauveau ou du côté du réseau public. Mais la situation est suivie de près par le conseil d’administration pour évaluer les possibilités d’ajustement à apporter.

Car, quand bien l’organisme se sera résigné à signer le nouveau protocole, il ne fait pas le deuil de sa vocation. «Notre mission n’a pas changé, dira M. Duclos: il s’agit toujours de desservir les jeunes 16-35 ans, peu importe leur situation économique et sociale, sur notre territoire d’intervention. Maintenant, il faut avoir les moyens pour actualiser cette mission-là.» Cela fera partie des enjeux auxquels réfléchir pour la suite des choses, conclut-il.

Restructuration des services d’aide à l’emploi

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Pour info: cjecc1.wordpress.com

Membre du Groupe Québec Hebdo

Viviane Asselin


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