Économie
21:35 10 mars 2015

Québec 2050 : vers une ville plus dense, durable et dynamique

IMMOBILIER. Une région métropolitaine qui sera plus efficace et attrayante grâce à un développement plus densifié, ce qui favorisera autant le développement économique que celui des transports viables et des espaces verts, voilà les grandes orientations qui ressortent de l’exercice Québec 2050.

L’activité organisée à l’Université Laval, dans le cadre du colloque annuel de l’Institut de développement urbain (IDU) section Québec, a réuni les acteurs du développement immobilier. L’initiative visait à élaborer une vision d’avenir dans le but de déboucher sur un consensus, afin de prioriser les défis à relever pour créer la ville de demain.

Parmi les sept chantiers définis pour orienter la réflexion, celui sur le «Développement résidentiel durable» s’est attardé à quatre principaux enjeux. Le lien conducteur est densification, d’abord pour les quartiers centraux (basse-ville et haute-ville), ensuite pour la banlieue d’après-guerre (Sainte-Foy et Sillery), puis pour les terrains vacants et, enfin, en gardant à l’esprit l’hébergement des aînés dans un contexte de vieillissement de la population.

Le président du chanter résidentiel, Michel Parent, président de Logisco et également de l’Association des professionnels de la construction et de l’habitation du Québec (APCHQ) région de Québec, a dévoilé plusieurs aspects qui devrait être priorisés. «C’est le cas, note-t-il, de la nécessité de bâtir en hauteur au centre-ville et d’intégrer la notion de transport dans les développements. Il est impératif de miser sur la proximité des travailleurs à leur lieu d’emploi et de faciliter leurs déplacements.»

M. Parent évoque également le besoin de densifier intelligemment, dans le respect des collectivités. Il n’est pas question ici d’implanter des édifices dans les rues bordées de bungalows, mais de prévoir l’ajout d’un étage par endroits et la subdivision de lots pour d’autres. Dans le processus, les promoteurs doivent rester sensibles à l’accessibilité et à la mixité sociale.

Un élément cher aux yeux de Martine Savard, directrice générale de l’APCHQ région de Québec. «Pour contrer la fuite à l’étalement urbain, il faut absolument que les bâtisseurs se préoccupent des besoins des acquéreurs d’habitations neuves. Dans cette optique, insiste-t-elle, les beaux quartiers de l’avenir doivent proposer des logements abordables.» Un récent sondage tant à lui donner raison, puisqu’il est démontré que les ménages optent majoritairement pour la banlieue en vue d’installer leur famille.

Ville intelligente et techno

Les chantiers «Ville intelligente et durable», ainsi que «Développement industriel et technologique» ont également retenu l’attention. D’ici 35 ans, l’individualisme des lieux exclusifs fera place à davantage de projets communautaires propices au partage des services municipaux et à la mixité des usages. On exprime le souhait que les nouveaux quartiers miseront sur l’autosuffisance énergétique, en plus de prioriser les déplacements non polluants (véhicules électriques, vélos et piétons).

Par ailleurs, les parcs industriels seront redynamisés et les terrains contaminés seront assainis. Leur aménagement sera revu, verdi et plus accueillant pour des services complémentaires comme des garderies ou des commerces de proximité. La nécessité de miser sur de meilleurs liens ferroviaires et aéroportuaires.

L’exercice de vision Québec 2050 s’attardait aussi aux chantiers «Grands équipements», «Patrimoine», «Pôles d’activités économiques» et «Transport des marchandises et des personnes». Les grandes orientations seront précisées au cours de prochains jours avant d’être intégrées dans un rapport global, qui servira de guide autant que de rappel d’intention pour développer la ville et la région dans les prochaines décennies.

Pour plus d’information sur la démarche : www.quebec2050.com

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