Économie
12:37 21 janvier 2015

Le cas du parc industriel Val-Bélair

HAUTE-SAINT-CHARLES. Peu d’industries ont pignon sur l’avenue des Affaires à Val-Bélair. Le portrait pourrait bien changer promet le conseiller municipal du district, Sylvain Légaré. Le parc industriel a vécu ses hauts et ses bas depuis 2005. Retour sur les événements.

Au départ, le parc industriel Val-Bélair a été ciblé comme étant l’un des créneaux d’excellence de la démarche Action concertée de coopération régionale de développement (ACCORD) lancée par le gouvernement du Québec. Val-Bélair a été désigné pendant les années 2005 à 2007 comme la Silicon Valley québécoise de la défense et de la sécurité à cause de sa proximité avec la Base militaire de Valcartier ainsi que le Centre de recherche. «À l’époque, une partie de ce parc avait été réservée pour ce créneau», rappelle Sylvain Légaré.

Ainsi, le Technopôle Défense et sécurité (TDS), créé en 2005, a eu pour mission d’analyser les possibilités d’implantation d’un District Défense et Sécurité dans le parc industriel de Val-Bélair. TDS a cependant fermé à la fin de l’année 2010. «Finalement, ce dossier-là n’a jamais levé et il est tombé», raconte l’élu du district.

Le 8 novembre 2010, le Règlement de contrôle intérimaire (RCI) de la Communauté métropolitaine de Québec (CMQ) visant à limiter les interventions humaines dans les bassins versants des prises d’eau de la Ville de Québec installées notamment dans la rivière Saint-Charles est entré en vigueur. Ainsi, même si les terrains, autrefois réservés pour les entreprises liées à la recherche et la défense, ont été libérés, le développement du parc industriel est devenu ardu en raison des nouvelles règles.

«Par exemple, la coupe d’arbres est devenue difficile parce qu’un minimum d’arbres doit être conservé, donne-t-il en exemple. Ça devenait impossible à développer». Toutefois, un mandat a été donné en 2014 à une firme externe afin de trouver des solutions menant aux développements de ces terrains à Val-Bélair, a révélé Sylvain Légaré. Ce dernier attend avec impatience les résultats, prévus cette année. «2015 sera une année charnière pour le parc industriel de Val-Bélair», fait valoir l’élu qui espère voir les terrains remis en vente.

L’une des solutions plausibles pourrait être celle de planter des arbres pour compenser les coupes sur un lot. Le projet domiciliaire du Golf Bélair est d’ailleurs dans cette situation.

Engagement électoral

La relance du parc industriel de Val-Bélair a fait partie des engagements du conseiller municipal lors de la dernière campagne électorale. Sylvain Légaré fait valoir la valeur économique pour les résidents du quartier. «Les entreprises situées dans un parc industriel représentent de bons emplois. Pour l’économie de Val-Bélair, c’est super d’attirer ces belles entreprises», explique-t-il ajoutant que ça sera bénéfique pour les commerces également puisque les employés consommeront localement.

 

À propos du Parc industriel de Val-Bélair

Nombre d’entreprises 24*

Superficie brute totale 268 096 mètres carrés*

Taux d’inoccupation 47%

*Les données ont été obtenues sur le site de la Ville de Québec.

L’Actuel, membre du Groupe Québec Hebdo

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