Économie
17:54 5 août 2014 | mise à jour le: 5 août 2014 à 17:54 temps de lecture: 4 minutes

Le tricot à temps plein pour Julie Turbide

CRÉATIONS ENTREPRENEURIALES. Bébé Bottine est l’entreprise de Julie Turbide, une résidente de Val-Bélair. Il y a près de quatre ans, elle a commencé à créer des modèles de tuques pour enfants tricotés à la main. Une tout autre carrière puisqu’auparavant elle a œuvré dans le milieu du journalisme et de la traduction.

Pourquoi ce type de créations?

«Ma fille était hospitalisée en raison de sa prématurité et pour passer le temps, je tricotais. J’ai eu envie de confectionner une tuque amusante, mais la plupart étaient fabriquées au crochet. Faute de patron pour m’aider, j’en ai inventé un.»

Parlez-nous d’un moment marquant de votre parcours?

«Je vends entre 300 et 400 tuques personnalisées par année et je suis toujours stupéfaite de recevoir des commandes l’été. Alors je tricote, cocktail à la main, sous le chaud soleil de juillet… Je suis aussi très fière d’avoir vendu des tuques à New York, en Californie et en France.»

Quelles sont vos sources d’inspiration dans le milieu?

«Je suis impressionnée par les entrepreneurs qui se démarquent, qui voient grand et dont la signature visuelle est fantastique. Au Québec, j’aime beaucoup Les TrOnches et Veille sur toi.»

Est-ce que c’est difficile de se partir en affaires dans le domaine de la création?

«C’était moins difficile il y a quatre ans qu’aujourd’hui. Les pages professionnelles foisonnent sur Facebook et les entreprises sérieuses sont diluées. Mais Facebook n’est pas tout et il est important de se distinguer pour réussir en affaires, peu importe le domaine. La qualité des produits, le visuel, le service à la clientèle, les réseaux sociaux… il faut bien faire, et tout à la fois.»

Est-ce que c’est difficile de concilier le côté entrepreneur et le côté artiste/création?

«Tout à fait et plusieurs n’arrivent tout simplement pas à faire évoluer leur passe-temps. Je ne me considère pas comme une artiste, mais davantage comme une entrepreneure: je veux faire de Bébé Bottine le chef de file des produits québécois tricotés à la main, rien de moins. Pour cela, je vais devoir laisser grandir les filles un peu, discuter avec ma mentore et bien m’entourer, mais c’est tout à fait possible, j’y crois profondément.»

Qu’avez-vous appris sur vous en devenant entrepreneure/créatrice?

«Je ne savais pas que j’avais de si profondes convictions. J’aime encourager l’achat local. Je déteste le plagiat, la copie, la reproduction, j’en fais de l’urticaire. J’aime ce qui est soigné et je maudis ce qui est bâclé. Avec moi, c’est noir ou blanc et mes amis entrepreneurs le savent. Quand ils me demandent conseil, ils ont l’heure juste. Je me plais à répéter: 90% de travail pour 10% de talent. Je ne suis pas «chanceuse» de travailler selon mon propre horaire: j’ai travaillé ma chance.»

La plus grande qualité pour réussir dans ce domaine?

«Il y en a beaucoup, mais celle que je préfère est la passion. Les gens passionnés mettent l’énergie nécessaire et réussissent. Je suis entourée d’entrepreneurs passionnés et je me nourris de leur énergie positive.»

Quels sont vos défis ou projets à court terme ou l’un de vos rêves les plus fous?

«Je suis à préparer mon inventaire pour les expositions 2014 auxquelles je participe, et ce, en m’occupant de mes deux filles. Beau défi ! Dans mes rêves les plus fous, j’aimerais ouvrir un atelier-boutique de produits tricotés et/ou embaucher des tricoteuses. La demande est forte et il y a trop de travail pour une seule personne.»

Son projet entrepreneurial en bref

Bébé Bottine

Entreprise fondée en 2010

Résidente de Val-Bélair

Pour accéder à la page: http://www.bebebottine.com ou http://www.facebook.com/bebebottine

 

 

L’Actuel, membre du Groupe Québec Hebdo

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