Économie
18:15 9 mars 2007 | mise à jour le: 9 mars 2007 à 18:15 Temps de lecture: 4 minutes

Les promoteurs rétablissent les faits

Le promoteur Majella Dionne et le constructeur Lucien Nadeau, qui planchent actuellement sur le projet résidentiel baptisé «Le quartier du professeur» prévu sur la rue Jacques-Crépeault dans le secteur Les Saules, tiennent à faire connaître leur son de cloche auprès des citoyens préoccupés par l’ampleur du projet.

«Les paroles et les propos, tels que rapportés dans l’article paru en page 3 du journal L’Actuel le 24 février 2007, sont extrêmement blessants pour les membres de mon équipe, mes partenaires, ma compagnie et moi-même», avoue le constructeur Lucien Nadeau, à qui l’on doit notamment les projets résidentiels du Domaine de l’érable rouge ou encore la Promenade du ministre, tous deux à Sainte-Foy.

L’article en question mettait en lumière les inquiétudes exprimées par quelques citoyens de la rue Giono, notamment de Sylvain Gaudreault, dont la maison est directement voisine du terrain où le développement résidentiel pourrait voir le jour. Lui et quelques voisins ont dit voir d’un mauvais œil la construction de 15 unités de deux jumelés sur le terrain anciennement occupé par l’église mormone de Jésus-Christ des saints des derniers jours.
«Lucien Nadeau n’est pas un constructeur bas de gamme, réplique le promoteur Majella Dionne. Tous nos projets depuis 1988 ont été primés. Ce qu’on constate jusqu’à présent, c’est qu’il y a beaucoup de gens qui nous demandent des détails au sujet du projet et même qui espèrent y déménager. Mais Lucien Nadeau et l’architecte Apostolos Caroussos de la firme ICOSS n’ont pas l’habitude de faire des bidonvilles!»

En fait, les projets résidentiels réalisés par les Constructions Lucien Nadeau tels que l’Allée du général et le Domaine de la quiétude à Sainte-Foy ont été érigés sur des terrains occupant des surfaces similaires à celles de l’ancienne église mormone.

Fait intéressant à noter, en vertu du zonage actuel, le terrain vacant pourrait accueillir, et ce, conformément aux règlements municipaux, un centre d’hébergement pour soins de longue durée de trois étages.
«Cela représente une solution à un besoin pressant dans la population en même temps qu’une façon pour nous de rentabiliser notre investissement s’il advenait que la Ville et les citoyens s’opposent à notre développement domiciliaire, précise Lucien Nadeau. Mais l’opinion favorable que nous avons obtenue de la municipalité et nos sondages indiquent que notre projet reçoit un appui sans équivoque.»
«Les gens auraient raison de s’affoler si on y construisait un hôpital», convient Majella Dionne, qui précise toutefois que le terrain serait remis en vente advenant une opposition citoyenne.

Jusqu’à maintenant, les réactions au projet résidentiel semblent d’ailleurs plus que favorable. «J’ai reçu de multiples appels de gens du quartier et je puis vous assurer que pour la majorité, c’était très positif, mentionne M. Nadeau. Que voulez-vous? Nous envisageons d’y construire un des plus beaux projets domiciliaires jamais faits aux Saules!»

Contrairement à ce que l’arrivée précoce de la roulotte sur le site a pu faire croire à d’aucuns, il n’est pas question d’entamer des travaux avant l’obtention d’un permis de construction.
«On ne va pas se battre contre de telles règles, assure Lucien Nadeau. Mais, quelqu’un voit-il des objections à ce que des clients potentiels puissent être informés de nos intentions et que les intéressés nous manifestent leur intérêt?»
«On dit que je vais parfois un peu vite. Je prends cela parfois comme un compliment. C’est sûr que je veux faire avancer les choses. Notre projet, c’est un banquet. Nous avons hâte de mettre la table!», se défend M. Nadeau.

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