Économie
19:36 7 octobre 2008 | mise à jour le: 7 octobre 2008 à 19:36 temps de lecture: 3 minutes

Ouverture de trois nouvelles casernes d’incendie

Tout qu’un comité d’accueil attendait le maire de Québec, Régis Labeaume, et son équipe, lors d’un point de presse donné à la caserne d’incendie des Capucins. L’évènement de vendredi dernier voulait souligner l’inauguration officielle de trois casernes sur le territoire de la Ville.

Dans les faits, seule la caserne des Capucins, dans l’arrondissement de Limoilou, est opérationnelle dès cette semaine. Les casernes de Beauport-Nord et Lebourgneuf, dans l’arrondissement des Rivières, n’ouvriront respectivement leurs portes qu’à la fin octobre et à la mi-décembre.

Ce sera surtout le brouhaha des pompiers, rendant une bonne partie de la conférence de presse inaudible, qui aura marqué l’inauguration. Les pompiers souhaitaient souligner les risques, pour la sécurité de la population, que comporte, selon eux, le nouveau plan de desserte de la Ville. La nouvelle caserne comparativement à l’ancienne caserne de la rue Saint- Nicolas les éloigneraient de près de 2 km du secteur le plus à risque de la ville soit les quartiers historiques.

Le maire Régis Labeaume considérait, quant à lui, que tout le boucan que faisaient, à l’aide de sirènes, les pompiers, n’était qu’une manoeuvre de plus des syndicats liée aux négociations en cours. «C’est à l’avantage des syndicats en ce moment d’insécuriser la population; nous sommes en négociation», a-t-il réagit.

Construites au coût de 18,3 millions de dollars, ces casernes sont situées à des endroits stratégiques. Elles permettront, selon la Ville de Québec, une meilleure couverture du territoire et diminueront les délais d’intervention des pompiers. De facture ultra moderne, l’intérieur des casernes est beaucoup plus sobre que ce que laissait présager l’enveloppe extérieure pour le moins léchée. Outre l’architecture extérieure spécifique à chacune, les espaces intérieurs sont sensiblement les mêmes pour les trois casernes avec des zones fonctionnelles d’entreposage, de repos, d’entraînement et de cuisine. Des espaces spécifiques sont toutefois aménagés pour les équipes spécialisées des différentes casernes. Soit pour le Groupe de recherche et d’intervention en milieux périlleux (GRIMP), de la caserne des Capucins, spécialisé en sauvetages en espaces clos et en hauteur; pour l’équipe (HAZMAT) d’interventions reliées aux matières dangereuses de la caserne de Lebourgneuf et pour l’équipe spécialisée en sauvetage nautique de la caserne de Beauport-Nord.

Les travaux de construction d’une autre caserne, à Val-Bélair celle-ci, sont commencées et devraient se terminer en 2009.

L’équipe du maire Labeaume spécifie que toutes les mesures afin de rendre les casernes plus vertes sans en augmenter substantiellement les coûts ont été prises. À titre d’exemple, les planchers de béton ont été recouverts d’un mélange d’époxy et d’agrégat d’une

durée de vie d’une quarantaine d’années. La Ville aurait pu choisir d’inclure des toits verts aux édifices ou un système de récupération de l’eau de pluie comme ce fut le cas pour la bibliothèque de Charlesbourg, mais se serait retrouvée avec un accroissement des couts de plus de 10 %. Elle a jugé que pour des casernes c’était moins nécessaire. Les édifices auraient pu selon la Ville être certifiés LEED, mais la demande n’a pas été faite.

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